Un choix unanimeAu printemps 2000, une consultation a eu lieu sur le projet LGV. Elle portait sur 4 fuseaux, dont 3 correspondaient à un contournement de l’agglomération dijonnaise (voir carte). Les collectivités ont souhaité, par un choix unanime, retenir la
solution alternative passant par le centre de Dijon.
«
Dans l’hypothèse d’une seconde gare TGV à réaliser ultérieurement, celle-ci doit être obligatoirement une gare urbaine. »
Une grande convergence de points de vue apparaissait alors :
- celui des communes de la périphérie dijonnaise, opposées au tracé du contournement ferroviaire
- celui du Grand Dijon, de la Ville de Dijon et de tous leurs partenaires, souhaitant voir le TGV «rentrer» dans la ville et disposer d’une nouvelle gare ayant ainsi toutes les chances de voir s’y arrêter les trains.
Le projet de « Traversée de Dijon » devait ainsi valoriser la capitale régionale, en la positionnant à un nœud majeur du réseau national et européen de la grande vitesse, grâce à une gare souhaitée la plus urbaine possible. Ce fuseau a pris le nom de
"Fuseau Dijon-centre".
La décision ministérielle de lancer les études APS (Avant Projet Sommaire) sur la Traversée dijonnaise - fuseau Dijon-Centre, a été prise par le Ministre des Transports le 29 avril 2002.
Suite à ce choix, le Ministre en charge des Transports a demandé à Réseau Ferré de France (RFF), maître d’ouvrage de l’infrastructure, et à la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) de réaliser les études de la Traversée de l’agglomération dijonnaise selon le "Fuseau Dijon-centre", dans le but de réaliser une protection foncière par le biais d’une qualification de Projet d’Intérêt Général (PIG). [1. Un fuseau = une orientation globale pour la traversée dijonnaise ; 2. Un PIG = des emprises foncières variables selon le choix d'implantation d'une gare ; 3. Un choix de site de gare urbaine en regard des 3 PIG correspondants ainsi que d'études et consultations parallèles (voir pages suivantes)].
La consultation préalable au PIG (Projet d’Intérêt Général) :
Dans ce cadre, RFF a privilégié une méthode de travail associant étroitement les phases d’études techniques et les temps forts de concertation avec tous les acteurs concernés (Etat, Conseil régional, Conseil général, Collectivités, communes). C’est ainsi que ces études, à partir de novembre 2004, ont pu enrichir la discussion avec notamment l'intervention des services du Grand Dijon - pilote du groupe de travail sur le choix d'implantation de la future gare urbaine - et de la Ville de Dijon, qui elle-même nourrissait ensuite le contenu technique du projet.
Un dossier de consultation a ainsi pu être élaboré, en s’efforçant de retraduire toutes les orientations suggérées par un tracé et des emprises ferroviaires de la LGV qui rappellons-le diffèrent selon le choix du site de gare .
Trois sites de gare : Saint-Exupéry – Léon Mauris – Porte-Neuve, y ont été étudiés, pour une vision de la ville et des grands projets de demain à l'échelle de l'agglomération.
Le 15 juin 2005, après en avoir informé les collectivités locales au cours d’une réunion plénière le 3 juin, le Préfet de la Côte d’Or a adressé le dossier de consultation à l’ensemble des acteurs (voir déroulé des phases menées en parallèle sur le choix du site de gare page suivante). Cette consultation officielle a eu pour objet de recueillir les avis des collectivités, organismes et associations concernés sur le dossier adressé. Sur la base de ces avis, RFF enverra un dossier final au Ministre en charge des Transports en vue de déclarer ce projet comme Projet d’Intérêt Général (PIG) sur l’ensemble de la Traversée de l’agglomération dijonnaise.
Afin de rendre un avis sur ce dossier, le Grand Dijon et la Ville de Dijon ont souhaité disposer d’une étude complémentaire pour préciser la localisation de la nouvelle gare TGV.
Dans l’attente du PIG, et par mesure de protection, M. le Préfet a pris le 27 janvier 2005 un arrêté de prise en considération du fuseau d’étude de la branche Ouest de la LGV (permettant d’éviter des constructions nouvelles dans le secteur étudié).