Un rayonnement culturel partagé
Au-delà de leurs traditions culturelles spécifiques, Dijon et Besançon abordent désormais avec un regard nouveau les mutations du champ des Arts et de la Culture.
Vaste sujet lorsqu'il s'agit moins de perpétrer une politique ancienne d'échanges culturels que de définir conjointement de grands projets novateurs. Des dissymétries, héritage de l'histoire, existent en effet entre les deux villes. Leur politique de diffusion respective et les moyens qu'elles y consacrent, s'ils autorisent des synergies, ne permettent pas toujours d'aller beaucoup plus loin.
Trois domaines permettent cependant d'envisager du neuf au plan de l'action culturelle dans le cadre du réseau métropolitain. En ce qui concerne les grandes expositions des musées d'abord. Ces évènements exceptionnels, ont un retentissement bien au-delà de la cité qui les accueille et des deux régions. Cest d'ailleurs leur raison d'être. Mais en retour ils supposent le soutien de l'État et leur programmation n'est pas répétable à l'envi. On peut donc imaginer que le concours des deux villes et des mécénats qui leur sont acquis soient invités dans de pareilles occasions à mettre en commun leurs moyens.
Dans le domaine de la diffusion de la musique symphonique, ensuite. Rares sont aujourd'hui les grandes métropoles qui ont les moyens d'entretenir un orchestre permanent. Dijon et Besançon ont donc ouvert la voie à la collaboration de leur orchestre rassemblés en formation symphonique, sous la direction des deux chefs associés lors de plusieurs grands concerts. Une économie d'échelle appré-ciable et une recherche de l'excellence.
Dans le secteur de la création théâtrale, enfin. La décentralisation a permis la multiplication de scènes nationales de renom, cofinancées par le ministère et les collectivités concernées. Un paysage de la création où l'intérêt pour les coproductions multiples est déjà mani-feste. De quoi ouvrir un débat salutaire sur la dimension nouvelle des partenariats culturels.
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