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Coopérations et développement

Besançon et Dijon sont trop proches pour s'ignorer et trop éloignées pour se fondre. Au cœur d'un triangle Paris, Lyon, Strasbourg, elles ont choisi de travailler ensemble à un développement équilibré et durable. Parce qu'elles ont des atouts, parce qu'elles ont aussi des faiblesses, les deux cités ont des intérêts communs à défendre en lien avec les autres collectivités, au premier rang desquelles les deux conseils régionaux. C'est l'objectif qu'elles se sont fixées avec d'autres villes du Grand Est - Belfort, Montbéliard et Mulhouse - au travers du réseau métropolitain. Outil de développement et de dynamisation des tissus économiques respectifs, ce réseau prend un relief particulier pour les deux capitales régionales tout en sachant qu'il a vocation à bénéficier au rayonnement de tous.

Une réalité quotidienne pour les Bisontins et les Dijonnais dont les deux villes se font écho. Un dialogue permanent au service du développement, celui des entreprises, des universités et de toutes les relations nouées au fil des ans. La géographie encourage également à intensifier les liaisons.
Une série de défis du futur à l'aune de la compétition entre les grandes régions européennes dans laquelle Besançon et Dijon s'engagent au service des Francs-comtois et des Bourguignons.

De plus en plus proches

Les deux capitales régionales ont la particularité d'être distantes de moins de 100 km. Une particularité qui fait par exemple qu'elles sont moins éloignées entre elles, que chacune d'elles vis-à-vis d'autres villes de leur région administrative respective. Cette situation a des conséquences sur l'intensité des échanges. C'est le cas entre de nombreuses institutions ou entreprises qui ont des organisations territoriales qui font abstraction des frontières régionales. Une part importante des 9 000 personnes franchissant dans un sens ou dans l'autre la limite entre Bourgogne et Franche-Comté se rend chaque jour dans l'une des deux capitales soit en train, soit via l'A36 et l'A39 qui desservent les deux villes.
Une évolution renforcée par la place prise par les trains express régionaux dont le développement vient de connaître un bond en avant avec 11 nouvelles liaisons entre Dijon et Belfort via Besançon. Une authentique avancée pour le développement durable.
Autre réalité en terme de transports, les situations comparables quant aux liens avec Paris et les autres capitales européennes. Les deux agglomérations travaillent autour de l'offre aéroportuaire. Et puis, la création en 2010 de la branche Est du Tgv Rhin-Rhône bouleversera la nature des échanges entre les deux villes et permettra à chacune d'accroître son rayonnement international.

TCSP. À chacun son rythme

Dijon et Besançon accordent une importance similaire aux transports en commun, comme facteur de développement mais également de qualité de vie. Leurs deux réseaux de bus y sont ainsi parmi les plus denses et les plus performants. Mais ils sont aussi victimes de leur succès, certaines lignes étant proches de la saturation. Les modes de transports alternatifs y sont également encouragés : la marche à pied, ce qui implique un aménagement équilibré de la voirie, mais aussi le vélo, avec des dispositifs de location fort appréciés. Mais cela ne suffit pas.

Une infrastructure lourde.
Pour les deux agglomérations, le nouveau défi, en matière de déplacement, s’appelle donc TCSP. Un sigle peu avenant pour désigner le transport en commun en site propre, synonyme de fluidité et donc de plus grand volume de trafic. Mais aussi infrastructure lourde qui peut avoir une influence sur l’ensemble des espaces qu’elle concerne et qui, en toute hypothèse, se traduira par une réorganisation des circulations et une remise en cause plus ou moins forte de la place de la voiture, en particulier dans les centres villes.
À Besançon, comme à Dijon, la décision d’engager le processus de réalisation du TCSP a été longuement mûrie (voir nos pages). Elle est déjà précédée par un large effort de concertation avec la population. Dijon a pris les devants au début de l’été 2008, en multipliant les réunions publiques et en
assurant une large information. Besançon s’y engage à son tour, puisque c’est le 13 octobre 2008 que la communauté d’agglomération a formellement décidé d’entamer la concertation préalable.
Dans les deux cas, la balle sera ensuite dans le camp des juristes, pour les enquêtes d’utilité publique, des techniciens, pour finaliser les projets, et des entreprises, pour la construction du nouveau réseau. À Dijon, il s’agira très probablement de lignes de tramway, puisqu'il s'avère que c'est le choix qui ressort du bilan de la concertation publique, conciliant capacité et fiabilité pour la majorité des grands dijonnais qui se sont exprimés. Une garantie importante s’agissant de lourds investissements dont l’amortissement se fera sur le long terme.
Afin d'optimiser leur coût respectif, les deux agglomérations ont d'ailleurs décidé de conclure une convention de groupement de commandes pour une mission d'ingéniérie financière.

2012 et 2014.
Dijon va construire deux lignes, sur 18,5 kilomètres. Elles relieront les principales infrastructures (gares, CHU, campus universitaire, future piscine olympique, Zénith, grand stade, parcs d’activités, centre des affaires, etc.). Elles passeront en lisière du centre et du secteur sauvegardé.
À Besançon, où il est question de commencer par une ligne unique, les choix techniques sont un peu moins avancés. D’autant que la détermination du tracé y est des plus délicates, compte tenu de la topographie contraignante du centre ville. Il est vrai que Dijon prévoit une mise en service à l’horizon 2012/2013, alors que Besançon vise plutôt 2014. En tout cas, pour les responsables des deux villes, il ne fait pas de doute que ce TCSP va profondément influer sur l’organisation de l’espace ainsi que sur les rythmes de vie, ce qui interdit assurément toute improvisation dans les choix.

Site internet du Grand Besançon : http://www.besancon.fr/index.php