Tramway, à chacun son rythme
Dijon et Besançon accordent une importance similaire aux transports en commun, comme facteur de développement mais également de qualité de vie. Leurs deux réseaux de bus y sont ainsi parmi les plus denses et les plus performants. Mais ils sont aussi victimes de leur succès, certaines lignes étant proches de la saturation. Les modes de transports alternatifs y sont également encouragés : la marche à pied, ce qui implique un aménagement équilibré de la voirie, mais aussi le vélo, avec des dispositifs de location fort appréciés. Mais cela ne suffit pas.
Une infrastructure lourde.
Pour les deux agglomérations, le nouveau défi, en matière de déplacement, s’appelle TCSP (Transports en commun en site propre) et donc, après enquête publique des deux collectivités : tramway. Ce mode de transport est synonyme de fluidité et donc de plus grand volume de trafic. Mais c'est aussi une infrastructure lourde qui peut avoir une influence sur l’ensemble des espaces qu’elle concerne et qui, en toute hypothèse, se traduira par une réorganisation des circulations et une remise en cause plus ou moins forte de la place de la voiture, en particulier dans les centres villes.
À Besançon, comme à Dijon, la décision d’engager le processus de réalisation du TCSP a été longuement mûrie (voir nos pages). Elle a été précédée par un large effort de concertation avec la population. Dijon a pris les devants au début de l’été 2008, en multipliant les réunions publiques et en assurant une large information. Besançon s’y est engagée à son tour, puisque c’est le 13 octobre 2008 que la communauté d’agglomération a formellement décidé d’entamer la concertation préalable.
La balle fut ensuite dans le camp des juristes, pour les enquêtes d’utilité publique, des techniciens, pour finaliser les projets, et des entreprises, pour la construction des nouveaux réseaux. À Dijon, le choix a été fait de créer 2 lignes de tramway, puisqu'il s'avère que celui-ci concilie capacité et fiabilité pour la majorité des grands dijonnais qui se sont exprimés. Une garantie importante s’agissant de lourds investissements dont l’amortissement se fera sur le long terme.
2012 et 2014.
Dijon va construire deux lignes, sur 18,5 kilomètres. Elles relieront les principales infrastructures (gares, CHU, campus universitaire, future piscine olympique, Zénith, grand stade, parcs d’activités, centre des affaires, etc.). Elles passeront en lisière du centre et du secteur sauvegardé.
À Besançon, où il est question de commencer par une ligne unique, les choix techniques sont un peu moins avancés. D’autant que la détermination du tracé y est des plus délicate, compte tenu de la topographie contraignante du centre ville. Il est vrai que Dijon prévoit une mise en service à l’horizon 2012, alors que Besançon vise plutôt 2014. En tout cas, pour les responsables des deux villes, il ne fait pas de doute que le tramway va profondément influer sur l’organisation de l’espace ainsi que sur les rythmes de vie, ce qui interdit assurément toute improvisation dans la réalisation.