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jeu. 8 décembre 2016
 
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  Le périurbain agricole
 

Agriculture périurbaine

Le Grand Dijon préserve et valorise sa ceinture verte

Le 10 février 2011, le Grand Dijon a missioné un opérateur foncier reconnu, la SAFER, afin de dégager des terres pour l’agriculture locale. Signe d’un engagement fort en la matière, qui s’insère dans une politique d’urbanisation raisonnée, c’est aussi l’occasion de creuser un sujet qui touche pleinement notre fibre de consommateurs.

De l’agriculture au Grand Dijon ?

Oui, péri urbaine... c’est-à-dire autour des agglomérations, sur des espaces hybrides, ni ville, ni campagne, qui se construisent fortement aujourd’hui. Un étalement urbain qui menace les parcelles agricoles de morcellement, d’enclavement, voire de disparition, alors que, pourtant, elles participent pleinement à la qualité de ce cadre de vie.

Dans l’aire urbaine dijonnaise, vergers, maraîchages et jardins familiaux en proche couronne, grandes cultures céréalières au Nord et à l’Est, et, bien sûr, son célèbre vignoble au Sud, offrent une large palette d’activités agricoles qui créent de véritables « respirations » dans le tissu bâti.


Le terrain, nerf de la guerre

Pour préserver cette ceinture verte dijonnaise, un des premiers leviers d’action passe par la maîtrise de la consommation de l’espace, sans interdire le développement urbain, ni sanctuariser les terres naturelles et agricoles...

Un équilibre que s’efforcent d’appliquer les documents d’urbanisme locaux et le SCoT, Schéma de Cohérence Territoriale du Dijonnais.

D’un côté, l’accent est mis sur une urbanisation raisonnée, dense, pour accueillir de nouveaux habitants sans « grignotage » rural. De l’autre, il faut protéger les terres agricoles.

C’est ici que la convention signée avec la SAFER de Côte d’Or entre en jeu. La Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural a maintenant la charge de réaliser une étude sur 46 communes autour de Dijon. Concrètement, il s’agira de cartographier les terres agricoles du territoire afin de dégager des disponibilités foncières pour l’avenir.

Les terrains acquis seront pour une part mis à disposition d’Agronov, le technopôle agro-environnement de Bretenière. D’autre part, ils permettront de fournir des terres de compensation aux agriculteurs qui peuvent être impactés par des projets publics d’aménagement, ou profiter à de nouveaux venus qui souhaiteraient exercer du maraîchage de proximité.

Consom’Acteurs

Si la proximité urbaine exerce des pressions sur l’agriculture, elle lui ouvre aussi des perspectives de développement.

Car les Grand-Dijonnais mangent ! Et, aujourd’hui, ils veulent des produits sains, de qualité, et locaux. Preuve en est le succès des dix AMAP dijonnaises (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) qui comptent sur leurs listes d’attente pas moins de 600 à 700 familles en quête de paniers emplis de produits frais.

L’avenir de l’agriculture périurbaine semble donc se jouer, au-delà de la protection du terrain, sur un principe de « gouvernance alimentaire ». L’essor des circuits courts de distribution pourra combler cette forte attente sociale tout en assurant des débouchés économiques aux agriculteurs.

Bref, dans l’espace de l’entre-deux, de nouvelles formes d’agriculture se dessinent, de nouvelles solidarités urbains-ruraux se créent et il n’appartient qu’à nous de les stimuler !