le Grand Dijon
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jeu. 8 décembre 2016
 
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Le couvert végétal est naturellement conditionné par le sol qui le supporte ; l'évolution morphologique fait affleurer dans chaque secteur des couches de natures distinctes. Les sols superficiels issus de celles-ci génèrent, de par leurs caractéristiques, des types de végétations différentes.

 

La partie tabulaire de l'ouest dijonnais est très boisée. Son sol est essentiellement constitué de formations calcaires.
Les sols superficiels sont pauvres et l'eau s'infiltre rapidement du fait de la rareté de la marne ; le couvert forestier demeure de qualité médiocre sur le plateau : il se constitue de maigres taillis sous futaie, parfois discontinus, laissant place à des broussailles. Sa qualité devient meilleure aux abords du versant.
Les célèbres vignobles bourguignons sont situés au pied de l'escarpement de la côte.
Le substratum y est constitué d'éboulis de toutes sortes issus de la roche calcaire en place en partie haute. Ces éboulis sont, pour l'essentiel, des masses de cailloux calcaires, des sables et des graviers. Parfois, se rencontrent des poches d'argiles de décalcification.
Les pentes inférieures et les combes profitent d'un ensemble nutritionnel apporté par le ruissellement. L'ensemble de ces éléments est bénéfique au développement de la vigne que la variété des sols imprègne, pour décliner la gamme des grands crus du vignoble bourguignon.

La plaine de l'est est essentiellement agricole.
La nature des terrains (argilo-sableuse) favorise la formation de nombreux cours d'eau plus ou moins importants. Elle se présente donc comme une région relativement humide et favorise le développement de l'arbre. Il a aujourd'hui largement disparu pour laisser place à l'activité agricole.

le couvert forestier


Le couvert forestier dans son ensemble bénéficie de la présence d'humidité temporaire et des apports nutritiques.

Les essences feuillues prédominent dans l'agglomération et ses environs.
On y distingue trois principales essences forestières :

  • le chêne rouvre (montagne, plateau de Langres,..)
  • le chêne pédonculé (plaine de la Saône,...)
  • le hêtre (montagne,...).

Ces espaces demeurent :

  • le refuge de prédilection pour la faune sauvage.
  • un grand secteur de richesses botaniques.

La forêt est garante d'un patrimoine naturel important qu'il convient de protéger.

 



La diversité des formations géologiques, ainsi que la présence de multiples sous climats, expliquent les nombreuses facettes de l'agriculture et plus particulièrement de la viticulture.

Celles-ci, beaucoup plus présentes dans l'espace périurbain, permettent ainsi à certaines communes du Grand Dijon, de conserver une identité rurale malgré la proximité des espaces urbains denses.

Les céréales, la vigne, le colza, la betterave, les petits fruits rouges (cassis, groseilles,...), et le houblon sont les principales productions agricoles présentes dans l'agglomération et sa périphérie proche.
Des essais de réintroduction de la culture de la moutarde sont par ailleurs lancés au nord de l'agglomération, à Marsannay-le-Bois.

 

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L'agglomération dijonnaise s'est développée selon un schéma radioconcentrique entre plaines et plateaux. La structure urbaine, par sa compacité, permet d'accéder rapidement à la nature et de découvrir dans sa périphérie immédiate toute une palette de paysages identifiables.

Une douzaine d'entités paysagères majeures constituent le territoire du Grand Dijon (Source DIREN BOURGOGNE). Chacune d'entre elles se décompose en sous-paysages selon l'échelle appréhendée.

Les plateaux du nord dijonnais (1) (amorce du plateau langrois)
dominent l'agglomération et offrent leurs vues pittoresques.
Une mosaïque de jardins, de vergers et de petites parcelles animent la plaine. Vers l'est, ces parcelles s'agrandissent et quelques bois imposent leur plan. Le val de Norge traverse le plateau d'est en ouest et relie visuellement le val Suzon à la vallée des Tilles. Les bourgs anciens sont entourés de zones pavillonnaires. 
 
La vallée des Tilles (2) précède la plaine de Mirebeau vers l'est (3).
La nature des sols a favorisé la formation d'une multitude de cours d'eau de plus ou moins grande importance. Cette large vallée orientée nord-sud, qui rejoint la vallée de l'Ouche, est très humide et la végétation importante.
D'anciennes exploitations de gravière ont laissé des plans d'eau dont certains font l'objet d'aménagements pour les loisirs et le sport (ski nautique…). Au sud, la plaine de Genlis, vaste dépôt alluvionnaire où les rivières convergent (Ouche, Tille) offre un paysage très ouvert fortement marqué par la culture. 
 
La plaine de Longecourt (4), marquée de buttes, précède la plaine de Cîteaux (5) au sud.
Les prairies et les bois alternent avec les labours. Les échelles se rétrécissent, l'humidité est plus grande. Les points hauts sont couverts de taillis sous futaie, de chênes, qui s'ouvrent sur des clairières en culture. Les alignements d'arbres du canal de Bourgogne structurent le paysage. 
 
L'étroit versant de  la côte viticole de Nuits (6) s'abaisse brusquement des plateaux calcaires vers la plaine alluviale.
Il prend naissance dans l'agglomération. Le paysage est à organisation étagée : croupes boisées ponctuées d'éperons rocheux, échancrées par une série de combes qui sculptent des falaises. Les bois descendent assez bas et laissent une bande étroite aux coteaux striés de rangs de vigne, aux crus prestigieux. 
 
Les hautes-côtes (7) offrent un paysage de plateaux à cultures, bois et herbages.
Le plateau culmine à 400-500 m. Il assure la transition entre la côte viticole et les plateaux calcaires : les bois sont denses et sillonnés de sentiers qui remontent le long des combes.
C'est le site de prédilection pour les randonneurs et les amateurs de nature. 
 
La montagne (8), beau plateau forestier, culmine de 550 à 640 m d'altitude.
Entaillée de profondes vallées et de combes, elle offre un paysage tabulaire dont l'homogénéité lui confère parfois un caractère désolé, voire austère. L'effet de relief en creux et bosses domine, légitimant l'aspect de "montagne" du paysage. Des espaces cultivés sont séparés de l'agglomération par les forêts. 
 
La basse vallée de l'Ouche (9) entaille profondément le plateau et offre un passage naturel depuis l'agglomération vers l'ouest.
Des cultures et des prairies s'étendent, des bois clairsemés encadrent la rivière. C'est un espace de lumière où le champ de vision s'agrandit. Au sortir de l'agglomération, le lac Kir et ses espaces de loisirs et de détente accompagnent le canal. 
 
Après un sas de forêt le séparant de l'agglomération, le pays de Malain (10) se présente, large et ouvert.
Il s'étend entre le val Suzon et la vallée de l'Ouche. Un replat cultivé s'étale et se verrouille, à l'ouest, par la butte de Malain. Les pâtures se développent vers le haut du plan incliné. Les villages dominent le terroir agricole. 
 
Le val Suzon (12) entaille le plateau forestier (11).
Le relief se creuse pour plonger rapidement dans l'étroite combe boisée aux caractéristiques naturelles exceptionnelles. Elle offre une diversité faunistique, floristique, de paysages et d'écosystèmes. Le site est classé et s'avère être un domaine d'étude intéressant les universitaires. Les résidents de l'agglomération, à la recherche d'un havre de détente, le fréquentent durant les weeks-ends estivaux.

 

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La ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, floristique et faunistique*) est un label de grande qualité biologique du milieu. Ce label fait référence à un inventaire scientifiquement établi. C'est donc un outil de connaissance appréciable.

La ZNIEFF constitue, pour le territoire de l'agglomération, un précieux indicateur permettant d'apprécier le patrimoine naturel dont il appartient d'assurer la sauvegarde, en particulier à travers les plans d'occupation des sols.
Au sein du grand Dijon, Ahuy, Daix, Talant, Plombières, Chenôve, Marsannay-la-Côte, Dijon et Chevigny-St-Sauveur sont concernées par ces zones :
* Inventaire national scientifique lancé en 1982.

La sensibilité des milieux naturels.
L'inventaire des milieux naturels, des espaces agricoles et forestiers a permis de mettre en évidence deux niveaux de sensibilité de ces milieux, tant à l'ouest qu'à l'est de l'agglomération. 

  • une sensibilité forte.
    Elle concerne les secteurs de lande et de pelouse sèche (notamment situés sur les plateaux surplombant la vallée de l'Ouche), ainsi que pour les ZNIEFF de type 1.
  • une sensibilité modérée.
    Elle concerne les espaces agricoles traditionnels où les prairies prédominent (Ahuy, Daix), les grands massifs boisés (Plombières, Chenôve, Marsannay) et les coteaux secs des anciens vergers et vignobles.

On notera la présence d'une ZICO (Zone d'Intérêt Communautaire pour la protection des Oiseaux) dont l'emprise concerne une grande partie du territoire de Marsannay-la-Côte.
Source DDE 21