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sam. 10 décembre 2016
 
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Les eaux superficielles : un réseau riche et varié

 

Le territoire de la Communauté urbaine du Grand Dijon regroupe trois spécificités hydrographiques distinctes. 
 
A l'ouest, les plateaux calcaires perméables, sont favorables aux phénomènes karstiques.
Les ruissellements ne se produisent qu'après des pluies intenses et de longue durée. Seuls, quelques cours d'eau en fond de vallée profonde très alimentés font l'objet d'un écoulement permanent.
La rivière l'Ouche constitue l'élément essentiel de ce sous-système. Son débit moyen est de 10 à 20 m3/s. Ses crues occasionnent des débits pouvant dépasser 100 m3/s (180 m3/s en 1965) et génèrent des débordements importants et des remontées de la nappe phréatique.
Sur son cours a été aménagé le lac artificiel Kir qui offre un espace de loisirs important aux portes mêmes de la ville. 
 
La vallée du Suzon s'étend selon une direction NO/SE.
Le cours d'eau traverse l'agglomération. Il s'agit, en fait, de son cours inférieur puisqu'il rejoint l'Ouche après son parcours dijonnais. Cette plaine alluviale, jadis perméable, est aujourd'hui quasiment urbanisée dans sa totalité (le Dijon médiéval l'occupait déjà). Cette urbanisation a, par conséquent, fortement imperméabilisé cette vallée. Le cours du Suzon est d'ailleurs canalisé dans la traversée de l'hypercentre.
Le Suzon s'apparente, en fait, davantage à un torrent :
son lit est sec durant près des trois quarts de l'année. Son débit maximum à l'entrée de Dijon peut atteindre 20 à 30 m³/s après des pluies de longue durée. 
 
La plaine alluviale de la Saône s'étend à l'est du Grand Dijon.
Peu perméable, elle constitue un niveau de base vers lequel se dirige l'ensemble des cours d'eau. La nature marneuse du terrain, qui favorise de nombreux écoulements superficiels, est à l'origine de l'omniprésence de l'eau, que ce soit sous la forme de fossés de rus, ruisseaux ou petites rivières à débit variable.
 

Les eaux souterraines

 

Dans notre environnement, l'eau n'existe pas seulement en surface. En effet, les principales réserves d'alimentation en eau sont souterraines (nappes phréatiques).  Ce sont aussi les plus fragiles car leur pouvoir d'épuration est très faible. Une nappe phréatique polluée met plusieurs décennies en moyenne pour s'autoépurer.

La circulation souterraine de la nappe de l'Ouche est dirigée, soit vers le sud, soit vers le sud-est selon qu'elle empreinte le chenal de son ancien lit ou qu'elle suive le cours d'eau actuel.

D'autres écoulements souterrains s'acheminent :

  • soit vers le Suzon pour les buttes oligocènes (Montmuzard, Grésilles, etc.),
  • soit vers l'Ouche pour les plateaux jurassiques suivant la direction des failles (Fontaine, Talant).

La profondeur d'une nappe fluctue au gré de son alimentation ou des prélèvements. Des périmètres de protection sont instaurés réglementairement. Dans la vallée des Tilles, l'eau de la nappe affleure la surface et l'extraction de matériaux (graviers) met à jour des plans d'eau artificiels, porteurs de projets d'espace de loisirs nautiques (Arc/Tille).

La sensibilité des eaux souterraines.
De nombreuses études (notamment ciblées sur la nappe de Dijon Sud) localisées ou d'ordre général, ont permis de dresser une cartographie de la sensibilité des eaux souterraines de l'agglomération.

Ainsi, les secteurs sont définis comme étant :

  • à très forte sensibilité, voire majeure, tels que la nappe de Dijon Sud, les réseaux karstiques de part et d'autre de la vallée de l'Ouche (réservoir d'eau important),
  • à forte sensibilité, tels que la vallée de l'Ouche et ses abords et les secteurs de failles, ou la vallée des Tilles,
  • à sensibilité modérée, tels que les sommets marneux ou argileux des reliefs et les éboulis de pied de côte.
 

Les zones inondables

 

Les inondations constituent le risque naturel majeur pour l’agglomération.
Huit communes du Grand Dijon sont concernées.

Les phénomènes pluviaux intenses, généralement orageux provoquent un ruissellement important provenant des versants des combes depuis les plateaux calcaires. Ils conduisent à des débordements de cours d’eau voire, à des inondations en milieu urbain (notamment dans le centre de Plombières-lès- Dijon) aggravées par la saturation des réseaux de collecte des eaux pluviales.
Deux facteurs géographiques sont à l’origine de ces inondations dans certaines zones de l’agglomération :

  • le débordement des cours d’eau : le bassin de l’Ouche est fortement urbanisé dans l’agglomération. Les risques concernent les cinq communes situées le long de l’Ouche. Les inondations majeures ont surtout concerné Dijon dans les années 1960.
  • le ruissellement des eaux venant des versants de la Côte viticole : Ahuy, Chenôve et Marsannay-la-Côte sont concernées.

Au regard des inondations, des Plans de prévisions des Risques Naturels ont été instaurés, notamment à Plombières-lès-Dijon et Longvic, afin de pallier les risques de débordements de l’Ouche.

 

Les bassins versants

 

L'agglomération dijonnaise se scinde en trois bassins versants majeurs séparés les uns des autres par une ligne de crête. 
 
L'Ouche/Suzon est le premier et plus important de ces bassins. Il contient l'ensemble ou partie du territoire des communes d'Ahuy, Daix**, Talant, Plombières, Fontaine, Dijon, Chenôve, Longvic, Neuilly. La rivière l'Ouche et son affluent, le Suzon, traversent le territoire de ces unités urbaines.

Le deuxième est celui de la Norges/Tilles à l'est. Il concerne les territoires, pour une faible partie, de Saint-Apollinaire, Quetigny, Chevigny, Sennecey et Dijon.

Le troisième et le plus réduit en superficie sur l'agglomération est celui de la Vouge et intéresse une partie du territoire des communes de Longvic, de Marsannay-la-Côte, d'Ouges et, en totalité, celui de Perrigny.

Chacun de ces bassins présente une structure géographique et un contexte de sol et de sous-sol distincts. Ils recueillent non seulement l'ensemble des eaux de ruissellement superficielles du territoire de l'agglomération, mais aussi celles des autres communes contenues dans le bassin.
En effet, la dimension du bassin déborde largement du périmètre de la Communauté de l'agglomération dijonnaise et l'agglomération ne constitue qu'une portion du territoire des bassins versants des cours d'eau concernés.

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Le cycle naturel de l'eau est, en milieu urbain, quelque peu modifié. En effet, l'urbanisation et, par voie de conséquence, l'imperméabilisation des terrains, influent profondément sur les caractéristiques des sols et leur capacité d'absorption.

Il est alors nécessaire d'évacuer des quantités d'eau de plus en plus importantes. Elles sont souvent la cause d'inondations lorsque le réseau d'évacuation se trouve saturé.
L'agglomération est dotée de deux types de réseau d'évacuation des eaux pluviales :

  • un réseau unitaire par lequel transitent à la fois les eaux usées et pluviales.
    Essentiellement présent  dans les espaces urbains anciens, ce type de réseau conduit l'ensemble vers la station d'épuration. Des déversoirs jalonnent les canalisations et soulagent le réseau par rejet du mélange dans le milieu naturel lors de surabondance d'eaux pluviales (orage violent, pluies de longue durée...),
  • un réseau de type séparatif.
    Il permet de faire transiter séparément les eaux pluviales avant de rejoindre l'exutoire naturel ou le réseau d'eaux usées. Ce type de réseau est présent dans les secteurs d'urbanisation récente.

L'évacuation des eaux pluviales s'effectue, dans la majeure partie des cas, dans le réseau hydrographique local et en fonction des bassins versants naturels (à l'ouest dans l'Ouche et le Suzon, à l'est dans le réseau de rus et ruisseaux de la plaine de la Tille).

La ville de Dijon limite le volume de rejet en incitant au stockage et au prétraitement en amont du réseau. Dans l'est de l'agglomération, la saturation des réseaux et la faible capacité d'absorption du sol ont conduit à réaliser de nombreux bassins de rétention.

Il existe également d'autres systèmes d'évacuation des eaux pluviales.
Ainsi, à Daix, elles sont directement rejetées dans le sol grâce à des failles et, à Longvic, un réseau de fossés, un système de galerie et de puits filtrants permettent leur évacuation.

 

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Les eaux usées sont conduites -soit par le réseau unitaire, soit par le réseau séparatif- vers les quatre stations d'épuration de l'agglomération.

Le réseau le plus important et aussi le plus ancien est celui de la ville de Dijon de par sa fonction de ville-centre, la densité de sa population et l'étendue de son territoire. Ce réseau est long de 400 km d'égout, dont 70 km sont visitables. Sa capacité d'accueil le destine à drainer une partie de l'urbanisation de certaines communes périphériques pour l'essentiel situées à l'ouest et au nord (bassin versant de l'Ouche et du Suzon).

Unitaire pour sa majeure partie, il assure le transport des eaux usées par une dizaine de collecteurs principaux vers la station d'épuration de Dijon-Longvic (altitude : 224 m NGF, 240 000 habitants).

Chacun des collecteurs draine les eaux usées (et pluviales dans le cas de l'unitaire) d'un secteur géographiquement bien déterminé.

Deux autres stations situées sur le territoire de l'agglomération assurent l'épuration des eaux :

  • Ouges (altitude : 220 m NGF, 1 600 équivalents habitants)
  • Chevigny-St-Sauveur (altitude : 210 m NGF, 30 000 équivalents habitants).

La station de Gevrey-Chambertin (236 m NGF, 25 000 équivalents habitants) assure le traitement des eaux usées des communes de Marsannay et de Perrigny.