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dim. 12 février 2012
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DFCO - Dijon Football Côte d'Or
Rudi Garcia voit plus grand... à Dijon (2002-2007)

Après cinq ans de bons et loyaux services, Rudi Garcia a quitté Dijon en juin 2007. Celui qui avait fait monter le club de National en Ligue 2, part désormais pour Le Mans où l'attendent de nouveaux challenges.

Pour mémoire, portrait de Rudi Garcia publié dans le magazine Le Grand Dijon en 2005 :
Le coach dijonnais " ne lâche rien ". Débarqué à Dijon en 2002 avec les clés du domaine sportif et bien des incertitudes, le manageur n'a plus aucun doute aujourd'hui, il veut propulser le DFCO en L1.

" Aujourd'hui qui connaîtrait Auxerre sans le football ? ", s'interroge Rudi Garcia. Clairvoyant, l'entraîneur du Dijon Football Côte-d'Or sait mieux que quiconque que le football, et le sport en général, est " un vecteur de communication indispensable pour une ville ", ce n'est pas Calais, le petit poucet de la coupe de France, qui dira le contraire. Reconnaissant ensuite que le dynamisme du club est intimement lié à celui de Dijon : " la ville bouge énormément, il y a eu beaucoup de travail réalisé : le Zenith, la piscine olympique... " et le DFCO bien entendu,  invité depuis 2003 dans la cour des grands. Rudi Garcia n'y est évidemment pas étranger. La Ligue 2 dans un premier temps, (et une demi-finale de coupe de France en 2003 aussi), " la Ligue 1 d'ici trois ans ", promet Rudi Garcia.

Pour mettre fin aux rumeurs l'annonçant dans un club de l'élite, le manageur dijonnais redit ce qu'il a déjà maintes et maintes fois annoncé : " C'est le projet sportif du président Jean-Paul Gnecchi qui m'a séduit. À l'époque (en 2002), j'étais courtisé par des clubs de deuxième division, mais ici, on m'a proposé les clés du domaine sportif avec un rôle de manageur à l'anglaise, me permettant de donner les grandes orientations de la politique sportive du club ". Peu de clubs lui auraient offert une telle liberté.
Voilà pourquoi Rudi Garcia est aujourd'hui épanoui : les résultats sportifs sont là, bien installés dans le haut de tableau de L2, à six points du dernier club à accéder en L1, le stade du Parc des sports et le centre d'entraînement des Poussots remis aux normes, le centre de formation... Le club se développe rapidement et dégage " une image de sérieux " chère au stratège et fait naître des ambitions aujourd'hui légitimes au staff dijonnais. " J'ai goûté à la première division pendant six mois, je veux renouveler cette  expérience unique avec Dijon, un club que nous avons bâti avec nos valeurs. C'est plus valorisant que de réussir avec un club où tout est fait ", explique le coach.
Ce supporter du Paris Saint-Germain - il est natif de Nemours en région parisienne - mesure le chemin accompli. À 42 ans, cet ancien joueur professionnel a déjà une carrière bien remplie, il se dit d'ailleurs " blindé pour le reste de sa carrière ". Évidemment, avec un père footballeur puis entraîneur, Rudi connaît les affres de ce métier " ingrat ", " celui qui saute quand plus rien ne va ", résume le technicien. Ce qui explique que son père l'oriente vers un bac D plutôt qu'un centre de formation. Mais pas maladroit balle au pied, Rudi fait tout de même carrière, l'année de son bac, en 1982, il est même recruté par Lille.


Une année noire à Saint-Étienne
Homme de terrains, il porta le maillot de Viry-Châtillon (D2) avant de passer quatre années professionnelles au Lille Olympique Sporting Club (D1), puis deux saisons sous les couleurs de Caen avant de mettre un terme à sa carrière à Martigues (pour des problèmes de dos), il a alors 28 ans. Au total : le milieu offensif, déjà très pointilleux sur les valeurs morales et le collectif, affiche 170 matches au plus haut niveau sans compter sa présence en tant que coach sur les bancs de touche, notamment ceux du mythique stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne. Pourtant, Rudi ne garde pas que des bons souvenirs de cette période " verte " : en 1998, " l'année de la coupe du monde ", il quitte le club de Corbeille-Essonne pour devenir l'adjoint de Robert Nouzaret, dans le Forez. " Nous avions l'objectif de remonter le club en D1 en deux ans, nous y sommes arrivés la première année ", se souvient l'adjoint. Lors de la saison 2000, Saint-Étienne termine à la sixième place mais la retentissante affaire des faux passeports brésiliens débarque sur le tapis et lui laisse un goût amer : John Toshack, le coach gallois est nommé pour prendre la relève mais repart en court de saison pour se coller aux Basques de la Real Sociedad. Rudi reprend l'équipe avec Jean-Guy Wallemme. Mais l'ASSE se voit retirer 7 points, toujours en raison des faux passeports, et se voit reléguée en D2. Et Rudi est alors remercié.
Le voilà aujourd'hui animé d'un sentiment de revanche, monter en L1 avec Dijon aurait d'autant plus de saveur. À la question que tout le monde se pose : qu'est-ce qu'il manque aujourd'hui pour monter la dernière marche ? Il répond : " Avec le soutien des collectivités, pas grand chose. Le budget va augmenter (de 6,5 à 7,5 millions d'euros), la capacité du stade passer à plus de 20.000 places, nous avons également demandé l'agrément auprès de la fédération française de football pour notre centre de formation, de quoi nous permettre de garder les jeunes en leur faisant signer des contrats élites ". Très engagé auprès des jeunes, Rudi Garcia tient d'ailleurs à leur démontrer que le sport est " une formidable école de la vie, sans notion de racisme : tu es un bon joueur ou tu ne l'es pas ". Le DFCO va ainsi régulièrement à leur rencontre afin de les aider à s'insérer, notamment à travers les valeurs défendues par Rudi Garcia, " j'y attache beaucoup d'importance, quand tu vois le regard de ces enfants quand les joueurs descendent du bus, cela suffit ".

Dates clés :
20 février 1964 à Nemours.
1982 : l'année de son bac et de son arrivée dans un club pro, le Losc.
1998 : il arrive à Saint-Étienne en tant qu'entraîneur  adjoint.
2002 : il accepte le projet sportif et signe avec le DFCO.
2003-2004 : l'année de la montée en L2.


Exergue
" J'ai goûté à la première division pendant six mois, je veux renouveler cette  expérience unique avec Dijon, un club que nous avons bâti avec nos valeurs. C'est plus valorisant que de réussir avec un club où tout est fait ."