On pensait que le plus dur était fait. Et pourtant, l’entraîneur du Dijon Bourgogne HandBall, le champion du monde 1992 Denis Lathoud, aura fort à faire cette année pour maintenir « ses » garçons parmi l’élite. Il est face à un sacré challenge. Ce qui n’est pas forcément pour lui déplaire. Denis Lathoud doit aujourd’hui tout mettre en oeuvre pour maintenir Dijon parmi l’élite. Quatorze équipes, 28 matches, un champion, deux relégués. La donne est simple. Montée de la nationale 1 à la division 1 en seulement trois saisons, les hommes du Dijon Bourgogne HandBall (DBHB) ont réalisé un sans faute. Les voilà dans le haut du panier face à des équipes comme Evry, Chambéry… On pourrait croire que tout est au mieux pour le club de Christian Roy, le président dijonnais. Mais le DBHB doit faire sa mue : « Passer du petit club associatif avec quatre entraînements par semaine à une société régie par un cahier des charges strict et un fonctionnement de club professionnel avec sept entraînements hebdomadaires n’est pas aussi évident qu’on peut le penser », insiste l’entraîneur Denis Lathoud. Le club dijonnais, qui a vu son budget passer de 1,1 million d’euros à un peu plus de 1,6 million d’euros (avec le soutien des collectivités territoriales et particulièrement du Grand Dijon), fait partie des petits. C’est même le 12e budget du championnat. Seulement quatorze joueurs posent sur la photo de l’équipe de Dijon quand Chambéry, Dunkerque et les autres font tenir 17 ou 18 hommes. L’effectif est restreint pour aller affronter les cadors du championnat. Et, de fait, les débuts en première division sont assez difficiles.
Jouer le tout pour le tout Qu’importe, « nous n’allons pas nous plaindre, annonce Denis Lathoud. Nous jouerons le tout pour le tout. Nous savons que cela ne va pas être facile. Dijon a mis trois ans à monter quand d’autres, comme Nantes ou Aurillac, ont mis cinq, voire sept ans pour accéder à la D1. » L’entraîneur accepte le défi car il sait que Dijon est « une terre de hand », qui possède « un passé glorieux dans les années 80. Je pense qu’il y a quelque chose à faire ici » insiste-t-il. Dijon est sur une bonne dynamique, celle qui lui a permis de réaliser des exploits avec « des jeunes du cru », précise l’entraîneur. Il salue d’ailleurs le mérite de ces joueurs dijonnais qui ont connu l’aventure de la N1. L’aventure, Denis Lathoud connaît bien. Lui, le handballeur, a derrière lui une carrière bien remplie. Ce natif de Lyon récite son palmarès presque machinalement, sans en oublier une ligne. Les vieux souvenirs ne sont pas très loin. Les chiffres redeviennent des émotions lorsqu’il évoque la folle épopée des Barjots. L’arrière gauche, qui porta le maillot tricolore à 185 reprises, fut, avec eux, médaillé de bronze aux JO de 1992 à Barcelone, vice-champion du monde en 1993, avant d’accéder au titre suprême en 1995. Au niveau national, c’est le carton plein : trois coupes de France, deux titres de champion de France... Alors si Denis Lathoud n’est pas très loquace avec ses garçons, c’est parce peut-être parce que son palmarès parle pour lui. Autant de titres qui permettent à cet ancien du PSG, de Nîmes, d’Evry et de Vernon de rétablir un peu l’équilibre dans un club où tout reste à faire mais pour lequel rien ne sera jamais impossible, il en est persuadé !
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