Nommé directeur régional de la SNCF, Charles Joder est arrivé en octobre à Dijon avec plusieurs défis à relever. L’ancien ingénieur qui vient d’inaugurer le nouveau visage de la gare de Dijon-Ville s’attaque désormais à un énorme chantier : préparer l’arrivée du TGV Rhin-Rhône en 2011.
Il se considère comme un directeur « chanceux ». Natif de la Moselle, Charles Joder est arrivé à Dijon, « une ville qui gagne à être connue », selon lui, le 1er octobre. Une promotion et un challenge à relever. Lui, le pur produit de la maison SNCF – il a démarré sa carrière en 1982 en tant qu’ingénieur – s’est vu confier la direction régionale de la SNCF en Bourgogne et la délicate mission de lancer deux nouvelles gares. La première, dite « du transport publique », a été inaugurée le 18 juin 2009 par Guillaume Pépy, président de la SNCF. Ce « laboratoire » du transport multimodal est un véritable carrefour où le train, le vélo, les taxis, les bus et les cars, la voiture et les piétons font bon ménage et attendent pour 2013 de faire la fête au tramway.
Préparer la gare TGV de demain Mais Charles Joder est déjà fixé sur son prochain objectif, et pas des moindres, puisqu’il doit désormais s’atteler au « futur » : préparer le chemin du TGV Rhin-Rhône. Cet ancien professeur de mathématiques compte les jours. Une date est déjà écrite dans le marbre : le 11 décembre 2011, la branche Est de cette Ligne à Grande Vitesse Rhin-Rhône sera mise en service, plaçant Dijon à 20 minutes de Besançon ou encore à 1 heure de Mulhouse ! « C’est un événement que l’on vit rarement dans une carrière ». Et si lui est un directeur gâté, il estime que c’est aussi « une chance formidable » pour une ville comme Dijon de faire partie de ce réseau de métropoles du grand Est. Pour lui, c’est évident, « Dijon va changer de dimension », surtout quand il évoque l’accueil à l’horizon 2025, sur la future branche Ouest de cet ambitieux projet, d’une nouvelle (et deuxième) gare sur le site de Porte-Neuve. Une gare plus urbaine, toujours plus intermodale et surtout plus européenne. Rarement un directeur aura eu « la chance » de vivre un tel développement. La pression monte mais Charles Joder l’accepte. Il a « le bagage », dit-il. Lui qui fut notamment pendant trois années détaché auprès du préfet de Savoie pour s’occuper de l’aménagement du territoire. Lui qui « pilota » des grands projets d’infrastructure à Lyon, sa dernière destination avant « d’atterrir » à Dijon. Il aiguillera donc volontiers la SNCF et la Bourgogne vers un chemin de fer « public et moderne » et « sera à la manœuvre, indique-t-il, pour conduire les évolutions futures d’un système en pleine mutation ». Et il affiche un large sourire pour évoquer Dijon, une ville « dans le système de la grande vitesse » où il a été bien accueilli. « Il y a ici une vieille histoire d’amour entre le ferroviaire et la ville. C’est un lien particulier. C’est le train qui a fait de Dijon ce qu’elle est aujourd’hui. »
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