Bernard Gnecchi : dans la ligue des bâtisseurs extraordinaires
Son bilan est exceptionnel. Bernard Gnecchi a propulsé le DFCO de la quatrième division à la Ligue 1. Une première dans l’histoire de ce jeune club que le président de l’Entreprise Dijonnaise compte bien habituer au plus haut niveau.
Il est agacé Bernard Gnecchi lorsqu’il entend que « Dijon n’est pas une ville de foot ». Ou encore que « le DFCO va faire l’ascenseur », comme on dit dans le milieu pour évoquer une redescente immédiate du club en Ligue 2. Le président défend sa ville, son club, appelant les Dijonnais à profiter de cette incroyable saison qui démarre au plus haut niveau. Une montée historique qu’il souhaite savourer, d’autant qu’il n’a, jusqu’à présent, pas eu beaucoup de temps pour cela. Quelques jours après la liesse aux Allées du Parc, tout le staff s’est attelé dès juin à propulser le club parmi l’élite. Pour cela, Bernard Gnecchi a pu constater l’écart entre la Ligue 2, où le club a passé sept saisons, et la Ligue 1. « Tout est amplifié, démesuré », indique-t-il. Le budget d’abord, qui passe de 8,5 millions d’euros, le quatorzième de Ligue 2, à 20 millions d’euros, l’avant-dernier de Ligue 1. Mais aussi les sollicitations de la presse, des partenaires, des sponsors, du public aussi. L’engouement est réel. De quoi corroborer ses propos lorsqu’il affirme que Dijon a du potentiel pour se maintenir. Malgré la modestie affichée par le club, le président se montre d’un optimisme sans faille. « On ne lâche rien », la devise du club est plus que jamais d’actualité pour cette saison qui s’annonce difficile parmi les cadors du football français.
Un engouement record
Mais Bernard Gnecchi n’aime pas jouer petit bras. Lui, l’ancien attaquant du Dijon FC, entré au club en 1998, après la fusion du Dijon FC et du Cercle Dijon Football, réalise tout le chemin parcouru depuis son arrivée. « Nous avons démarré en quatrième division, dans huit mètres carrés, se souvient-il. Et nous jouions devant moins de 800 spectateurs ». Aujourd’hui, le club affiche un niveau record d’abonnements : 7 000, contre 1 500 l’année dernière. Grâce aux travaux réalisés, avec les deux tribunes nord et sud, le DFCO pourra évoluer cette année devant 17 000 supporters ! Alors, effectivement, Bernard Gnecchi n’a pas peur de croire au potentiel de Dijon. « Je suis un bâtisseur », sourit celui qui est par ailleurs président de l’Entreprise Dijonnaise, société de BTP qui emploie 250 personnes. « Nous pouvons installer cette ville parmi l’élite et faire évoluer son image. Il faut bien démarrer l’histoire ». Son but aujourd’hui : construire un club solide, comme du béton, et le maintenir au plus haut niveau.
Date clés
1951 : naissance le 3 décembre à Dijon
1998 : prend la présidence du DFCO
2004 : le club accède à la Ligue 2, entraîné par Rudi Garcia
2011 : pour la première fois de son histoire, le DFCO évolue en Ligue 1