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Ecologie urbaine |
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Écologie urbaine, Dijon montre l’exemple
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Un objectif et un défi : Faire de Dijon et de son agglomération une référence écologique parmi les grandes villes françaises Dijon a remporté, en 2007, la Marianne d’Or de l’environnement. Une consécration pour notre ville qui fait de la douceur de vivre et du respect de son cadre naturel des éléments forts, pas seulement pour son image de marque. Mais les responsables politiques savent que rien ne sera possible sans la prise de conscience et l'implication de tous.
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Le développement durable, qui va bien au-delà des questions strictement environnementales, est une préoccupation de plus en plus partagée.
Prise de conscience collective Passer de la prise de conscience aux actes ne sera pas chose simple. Ce sont nos modèles de développement et nos modes de vie qui sont en cause. Entrer dans l’ère du développement durable, cela doit se faire aussi bien en changeant les orientations des grandes politiques internationales qu’en bouleversant nos gestes et nos réflexes les plus quotidiens. De ce point de vue, l’échelle de la ville s’impose sans doute comme le carrefour pertinent entre ces deux horizons apparemment si éloignés. C’est ce que Dijon veut démontrer.
Maîtriser la pollution C’est le premier grand dossier auquel se sont attaqués les élus du Grand Dijon avec le projet de tramway. Les habitants de l'agglomération ont eu l'occasion de se familiariser avec ce projet au cours de toutes ses phases de concertation, d'enquête publique, et d'information dans le cadre des travaux de préparation, puis de construction de la plateforme proprement dite. Le succès de Divia, le réseau de l’agglomération n’étant plus à démontrer. Mais sa fréquentation est telle qu’il lui fallait franchir un nouveau cap. Comment ? En adoptant un mode de transport plus performant et moins polluant.
Sensibiliser et mobiliser tous les acteurs Deuxième phase majeure : la réalisation des documents d’urbanisme et plus précisément d'un Eco-PLU pour la commune de Dijon (Plan Local d'Urbanisme - digne héritier du POS, Plan d'Occupation des Sols) qui, dans sa version définitive en 2010, détermine précisément la manière dont la ville veut se développer, en attribuant aux différents espaces des fonctions (constructibles, espaces verts, etc.) et en fixant des règles (par exemple pour la hauteur des bâtiments) qui seront « opposables », c’est-à-dire qui pourront faire l’objet de recours en justice en cas de non respect.
Une belle occasion de dire ce qu'est la ville que nous voulons faire ensemble. Avec la conviction que cette phase s’articule sur quatre thématiques auxquelles chacun devra savoir apporter une réponse, avec détermination et grâce à l'Eco-PLU, soit : - Comment contribuer à la réduction de l’empreinte carbone ? - Comment produire les logements nécessaires pour répondre à la demande locale et pour accueillir de nouveaux habitants, tout en économisant l’espace ? - Comment améliorer le cadre de vie, ce qui concerne aussi bien le respect du patrimoine, que la trame verte ou encore les services de proximité ? - Comment assurer le bon équilibre de l’enveloppe urbaine, ce qui met notamment en cause la place et le style des constructions, en somme les formes urbaines ?
Cet éco-PLU de Dijon a été approuvé par délibération du Conseil Municipal en date du 28 juin 2010. Différentes étapes, de diagnostic, de débats, de concertation, d’enquête publique, etc., ont permis la traduction technique de ses intentions. Sans oublier l'une des phases importantes de ce processus d’élaboration qu'a été la réalisation du PADD (Plan d’aménagement et de développement durable), ou document politique dans lequel les élus ont fixé leurs projets de développement économique et social, d’environnement et d’urbanisme pour les 10 à 20 ans qui viennent.
Pour autant, le devenir de la ville de Dijon ne saurait se concevoir à l’intérieur de ses seules frontières. Il se joue à l’échelle de l’agglomération du Grand Dijon et même bien plus au large.
C’est là qu’intervient le SCOT, traduisez Schéma de cohérence territoriale. Il est de conception plus récente, puisqu’il est une des applications de la loi « solidarité et renouvellement urbains » de 2002. Lui aussi s’élabore en plusieurs étapes : le diagnostic, la mise au point du PADD et le DOG (Document d’orientations générales) qui établi, de manière plus technique, les grandes orientations. 116 communes sont associées à l’élaboration du SCOT du Dijonnais, dont les directives s’imposeront pour l’élaboration de leurs PLU respectifs. Il est donc logique que la démarche SCOT précède celle des PLU. Elle est placée sous la conduite d’un Syndicat mixte, créé en septembre 2003 et présidé par François Rebsamen, président du Grand Dijon. Ce syndicat a en charge l’élaboration, l’approbation, le suivi et la révision du schéma. Il devient la seule autorité compétente pour autoriser tout projet d’extension du territoire urbanisé des communes. Le Document d'Orientations Générales du SCoT, en six objectifs et vingt-deux orientations traduites sous forme de prescriptions ou de recommandations, a été validé à l'unanimité des membres du SCoT le 24 septembre 2009. De décembre 2009 à février 2010, le projet a été soumis pour avis à l'ensemble des personnes publiques associées, pendant une phase de consultation de trois mois. Au terme de l'enquête publique, le Comité syndical s'est prononcé sur l'approbation du SCoT à l'automne 2010.
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ECO-QUARTIERS Une certaine idée de la ville Ils dessinent une autre manière de vivre la ville, plus harmonieuse pour les habitants et plus respectueuse des grands équilibres naturels pour la planète.
Le terme d’éco-quartier est apparu dans les pays nordiques (Stockholm, Malmö et Copenhague), en Allemagne (Hanovre et Fribourg-en-Brisgau) et en Angleterre (le quartier BedZED, à Londres). On y fait aujourd’hui de plus en plus souvent référence en Amérique du Sud, aux États-Unis, en Chine et… en France. Derrière l’effet de mode, c’est pourtant ce que ce concept encore assez vague implique d’exigence qu’il faut retenir. Il y a autant de définitions de l’écoquartier qu’il y en a d’applications. Y prêter attention à l’environnement est la moindre des choses. Y concevoir des bâtiments à faible consommation d’énergies et des ressources naturelles, ainsi qu’une bonne gestion des déchets est logique. Tout aussi évidente est la priorité à y donner aux circulations douces. Autrement dit, on met en exergue le point de vue du piéton, utilisateur de transports en commun et ce n’est plus l’automobiliste qui impose sa loi. Mais on peut aller plus loin. Par exemple, en s’assurant de la mixité sociale ou encore en imaginant de nouvelles formes de gouvernance, plus participatives.
Objectif : 7000 logements Dijon entend bien mettre en oeuvre cette philosophie de la ville dans toutes les opérations d’aménagement et de rénovations qu’elle mène. Ainsi notamment sur les anciens sites militaires : avec l'exemple concret du quartier Junot, (600 logements,dont 124 locatifs). La place laissée aux espaces verts, les commerces de proximité et les équipements publics, dont un gymnase HQE (haute qualité environnementale), pour en témoigner... Avec également de nombreux projets : sur le site de l'ancien hôpital militaire Hyacinthe Vincent, le fond de parcelle du site de l'ancienne caserne Heudelet, le projet Grand Sud, qui comprend là encore d'anciens sites militaires désaffectés, mais aussi celui de l'Hôpital général avec le départ du CHU vers Bocage central dès 2012. Voir par exemple le projet "Grand Sud"
L’objectif fixé par la municipalité étant de construire 7 000 logements durant la mandature 2008-2014, la disponibilité de parcelles et de terrains, l'opportunité offerte par les travaux de construction du tramway, vont permettre de faire mieux encore. C’est la conviction de Thierry Lajoie, le directeur général de la Semaad (Société d’économie mixte d’aménagement de l’agglomération dijonnaise), organisme qui va jouer un rôle de premier plan dans la conception et la réalisation des futurs quartiers et zones d’activités. " Dijon, explique-t-il, a une image de dynamisme, le prix du foncier y est raisonnable au regard de la qualité des prestations, le marché de l’immobilier d’entreprises y est actif ". Tout cela correspond à l’attente des entreprises à la recherche d’implantations. Mais pour elles comme pour les habitants le facteur développement durable est aussi devenu incontournable.
S’approprier la ville Pour répondre à cette attente, c’est un véritable management environnemental que Thierry Lajoie entend donc mettre en oeuvre pour les prochaines opérations confiées à la Semaad. Sans négliger aucun aspect, que ce soit le choix des matériaux pour les construction, la conception architecturale, l’organisation des déplacements doux, le recours au photovoltaïque pour des bâtiments à énergie positive, ce qui est notamment synonyme de baisse des charges, la multifonctionnalité des immeubles (commerces au rez-de-chaussée, bureaux et services au premier et habitations au-dessus), la récupération des eaux fluviales de manière à économiser l’eau potable lorsqu’elle n’est pas indispensable (en particulier pour l’arrosage des espaces verts), etc. Et la liste est loin d’être exhaustive. L'aménageur se dit d’ailleurs très attentif au risque d’émiettement. Il y a déjà de nombreux endroits où on tel ou tel aspect est appliqué. Ce sont autant d’expériences dont nous avons à nous inspirer. Mais ce que nous devons surtout réussir, c’est l’incarnation d’une globalité, la concrétisation d’une certaine idée de la ville moderne et l’appropriation par les habitants du territoire dans lequel ils vivent.
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