Les anciens établissements militaires situés le long et de part et d'autre de l'avenue Jean Jaurès : l'établissement du matériel (ex ETAMAT), les quartiers Bonnottes, le Petit Creuzot, mais aussi le site libéré par Dijon-Céréales qui a fermé ses minoteries dijonnaises, le site des anciennes Tanneries près de la Place du 1er Mai, et à terme le site de l'Hôpital général (dont l'ensemble des services du CHU seront transférés au Bocage fin 2012), autant de terrains qu'il est nécessaire de réaménager voire de reconvertir, et plus que cela même, en ayant l'opportunité de réintégrer ses sites, délaissés et pour la plupart abandonnés, dans la ville.
Une chance historique pour Dijon, de reconquérir ces vastes terrains stratégiquement situés, en entrée de ville, en constituant de nouveaux quartiers, notamment d'habitat, ainsi, pour celui du Pont des Tanneries, coincé entre le canal de Bourgogne et la voie de chemin de fer, à proximité immédiate du centre-ville, et d'en faire le premier Eco-quartier de Dijon, qui constituera un modèle de reconstruction de la ville sur elle-même. Mais encore, plus au sud, les anciens terrains militaires, où les architectes, les paysagistes, les économistes et les spécialistes de l'environnement, auront à coeur de maîtriser l'aménagement urbain.
Un vaste secteur en mutation profonde, auquel il convient d'ajouter les projets privés, notamment le long de l'avenue Jean-Jaurès, ainsi que l'achèvement, par la SNCF, de la construction de son Centre de pilotage de la ligne TGV Rhin-Rhône (sur les rives du canal de Bourgogne), sans oublier le futur dépôt des transports en commun, et donc de la ligne A du futur tramway du Grand Dijon, qui en reliant ses différents projets en assurera la cohérence tout en en constituant l'épine dorsale.
Ce projet de territoire par ailleurs intégrera une forte dimension sociale et environnementale, qui se reflètera dans la programmation des logements et des équipements ainsi que dans l'éco-construction des bâtiments et des espaces publics.
Trois (éco-)quartiers durables sont projetés dans ce territoire en mutation :
- sur le site dit « Pont des Tanneries », qui s'étend sur 4,8 ha dans une boucle de l'Ouche, un éco-quartier composé d'environ 350 logements diversifiés et d'équipements sera réalisé à l'horizon 2012 ; il fera la part belle aux espaces végétalisés reliés par le lit d'un ancien bief ;
- l'Ecoquartier de l'Arsenal : sur l'ensemble des sites militaires désaffectés (ETAMAT–Bonnottes – Petit Creuzot), qui totalisent 12,6 ha, ce sont environ 1 600 logements et 50000 m² d'activités tertiaires et de services de proximité qui pourront venir recomposer l'espace compris entre les rives du tramway et les berges du canal de Bourgogne
(voir en haut de page les panneaux de la concertation) ;
- à plus long terme, un projet sera réalisé sur le site de l'Hôpital Général.
L'aménagement du « Grand Sud » devra traduire ainsi le renouveau de la politique urbaine de la Ville, engagé à travers la révision du PLU (qui devient un Eco-PLU) et la mise en oeuvre de plusieurs projets urbains au nord et à l'est de l'urbanisation, qui se caractérise par la priorité donnée à l'habitat, notamment social, au développement des services urbains et des activités économiques, au rééquilibrage des modes de déplacement, à l'amélioration de l'environnement et du cadre de vie, en vue de contribuer à l'émergence d'une ville de référence en matière d'écologie urbaine et plus « douce à vivre » pour tous.
A ce titre, le projet de territoire « Grand Sud » s'intégrera dans les dispositions retenues au niveau de l'agglomération pour promouvoir la diversité sociale de l'habitat et la maîtrise de l'étalement urbain (PLH = Programme Local de l'Habitat), l'intermodalité des déplacements urbains et la qualité environnementale des constructions comme des aménagements urbains.
Cet aménagement urbain sera aussi l'occasion de valoriser l'image de la ville et du cadre de vie par le renouvellement des formes architecturales, la valorisation du patrimoine et l'amélioration du paysage urbain (entrée de ville, espaces publics,...). Le projet dispose pour cela d'un atout majeur en la présence du canal de Bourgogne qui traverse le site en son milieu, et de la future ligne A du tramway, qui l'irriguera dans son autre diagonale.