Patrimoine mondial de l’UNESCO : la candidature bourguignonne
Inscrire au Patrimoine mondial de l’UNESCO les «Climats du vignoble de Bourgogne», voilà le projet à visée internationale que formulent ensemble la grande famille viticole et les élus locaux.
Pour se voir attribuer ce label d’exception, des acteurs de premier plan, politiques, économiques, professionnels et institutionnels, se sont unis au sein d’une association. Sa mission : assurer la production et l’instruction du dossier de candidature et organiser la mobilisation de tous dans cette démarche.
La Valeur Universelle Exceptionnelle
Pour être inscrit sur la prestigieuse liste, un site candidat doit justifier d’une « Valeur Universelle Exceptionnelle » (VUE).
Un comité scientifique réunissant géologues, géographes, climatologues, historiens, sociologues, biologistes, etc., s’emploie à démontrer la spécificité des climats du vignoble de Bourgogne. Porteurs de noms de renommée mondiale (chambertin, romanée-conti, corton, pommard…), ils désignent une parcelle de terre dont l’emplacement, le sol et le sous-sol, l’exposition, le microclimat et l’histoire donnent aux différents crus une personnalité qu’aucun autre vignoble ne peut revendiquer.
Pourquoi les climats de Bourgogne ? (Extrait du Journal du Palais MIPIM 2012)
"Tout simplement parce que sous ce terme se cachent en réalité les 1 247 parcelles, précisément délimitées, situées sur les 60 kilomètres des Côtes de Nuits et de Beaune. Patiemment travaillée par l’homme depuis 2000 ans, chacune de ces parcelles bénéficie de conditions géologiques et climatiques spécifiques. Combinées au travail des hommes, elles ont donné naissance à une remarquable variété de crus mondialement réputés.
Imbriqués à la façon d’un puzzle, les climats, véritable identité du terroir local, sont les garants de la notoriété des vins qui y sont produits et de la culture qu’ils ont engendrée. À l’instar du mont Saint-Michel, des pyramides d’Égypte ou de la grande barrière de corail d’Australie, les climats du vignoble de Bourgogne justifient d’une valeur universelle exceptionnelle que tous s’accordent à vouloir protéger, sensibiliser, valoriser, transmettre et partager.
Bien plus qu’une affaire de vignerons, ce projet d’inscription au patrimoine mondial est devenu la fierté de toute une région, soutenu en premier lieu par les élus. Preuve de cette appropriation citoyenne, plus de 2500 personnes ont participé à la "marche des climats", personnalités politiques et culturelles en tête de cette promenade aux flambeaux de Chambolle-Musigny jusqu’au Clos Vougeot. Objectif de cette marche : soutenir publiquement et médiatiquement la richesse et la culture spécifique du patrimoine régional.
Notoriété renforcée, activités touristiques accrues, les retombées économiques de cette action sont indéniables. Vecteur de développement de l’oenotourisme, l’inscription au patrimoine mondial a d’ores et déjà donné naissance à de nombreuses actions et réflexions autour de nouvelles offres. L’attractivité engendrée devrait générer une hausse du nombre de visiteurs de 20 à 30 %, pour les villages de la Côte viticole mais aussi pour Beaune et Dijon, villes-piliers de la candidature"