De l’agglomération dijonnaise à Saint-Gobain-Emballage, le verre, collecté au pas de votre porte ou dans les colonnes à verre implantées dans chaque commune, poursuit tout un itinéraire avant d’entamer un nouveau cycle d’existence.
Le verre est collecté une fois par semaine en porte-à-porte à Dijon et Chenôve. Les autres communes de l’agglomération disposent de colonnes. Le verre est ensuite stocké dans une fosse à proximité de l’usine d’incinération des ordures ménagères de Dijon. Chaque semaine, huit semi-remorques de Solover viennent charger le verre collecté dans l’agglomération dijonnaise. C’est « la première étape de process » explique Alain Begonin, responsable du site Solover.
Une fois le verre déposé sur les aires de stockage de Solover, la deuxième étape consiste à chasser les impuretés. Le verre à recycler est trié par couleur : vert ou blanc. Puis, il est chargé sur des tapis roulants et acheminé vers différents postes de tri. Un premier tri manuel commence : porcelaines, sacs plastiques, cailloux, morceaux de bois, bouteilles d’eau sont écartés du circuit. Une fois triés et débarrassés de leur capsules, bouteilles, pots et bocaux sont broyés puis criblés en fonction de leur diamètre. Le papier est aspiré, la limaille de fer est retirée par système d’aimantation, le plomb et l’aluminium par champ magnétique… Un tri optique affiné termine le travail en détectant les infusibles (cailloux, céramiques et porcelaine) : 550 tonnes sont triées dans la journée. Ce verre « propre » débarrassé de ses impuretés est appellé CALCIN. Il est déposé sur des aires de stockage avant dêtre transporté à Saint-Gobain-Emballages (Chalon-sur-Saône) pour y être réemployé.
Le calcin y est utilisé de deux manières différentes :
- le verre vert est destiné à la fabrication de bouteilles de vin couleur feuille morte (Bourgogne, Jura, Val de Loire…),
- le verre blanc est affecté aux jus de fruits, sodas, bières et huiles d’olive.
Saint-Gobain-Emballages commercialise chaque année 1 milliard de cols (soit 22 000 palettes de 800kg) et utilise 22 000 tonnes de calcin par mois dans ses lignes de fabrication. Les bouteilles nouvellement fabriquées sont ensuite stockées et expédiées par le fer ou la route chez les embouteilleurs, avant de retourner sur la table des consommateurs : la boucle est bouclée !
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