La
Semaine du développement durable constitue pour chacun et chacune une occasion privilégiée de prendre conscience de ses comportements et de les faire évoluer, de prendre des initiatives éco-citoyennes, d’échanger de bonnes pratiques, et de développer une attitude de solidarité et de responsabilité envers les générations futures. Elle a vocation à susciter une vaste mobilisation et encourage les citoyens, entreprises, associations, collectivités locales à présenter leurs engagements volontaires et pérennes au service du développement durable.
A l’heure où le développement durable s’impose comme une nécessité vitale, Dijon et son agglomération s’y inscrivent pleinement par la priorité donnée à l’environnement et par le niveau des investissements dédiés à la protection des ressources et des équilibres naturels.
Depuis 2002, ce sont près de 100 millions d’euros qui ont été consacrés au domaine de l’environnement par la Communauté d’agglomération du Grand Dijon présidée par François REBSAMEN.
La charte du Grand Dijon : un second souffle pour l’environnement :
Soucieuse de préserver la richesse de son patrimoine et de participer activement à l’amélioration du cadre et de la qualité de vie de ses habitants, le Grand Dijon a engagé dès 2004 une charte pour l’environnement en concertation avec l’ensemble des acteurs de son territoire (citoyens, associations, entreprises, institutions et élus).
Dans cette charte, des choix ont été faits pour répondre aux attentes du plus grand nombre et anticiper les besoins futurs. Un programme d’actions trace ainsi l’avenir en conciliant préservation de l’environnement, essor économique et cohésion sociale.
La charte de l’environnement du Grand Dijon vient renforcer aussi la dynamique communautaire sur des sujets aussi essentiels que la maîtrise de l’énergie et la promotion des énergies renouvelables, les économies d’eau, le tri et le traitement des déchets, les espaces naturels, le bruit, la qualité de l’air ou encore la sensibilisation et l’éducation à l’environnement.
Voir au menu de cette rubrique nos pages sur la Charte de l'environnement.
Deux chantiers particuliers peuvent être mis en exergue :
A. La lutte contre le réchauffement climatique
Dans ce domaine, le Grand Dijon a mis en oeuvre une politique transversale visant à lutter contre le réchauffement climatique au travers de trois axes :
1. Une politique des transports visant à la promotion des modes alternatifs à l'utilisation de la voiture individuelle : nouveau réseau de transports collectifs DIVIA, navette gratuite DIVIACITI pour faciliter les déplacements en centre ville, équipement des bus en GNV plus respectueux de l’environnement, mise en oeuvre du schéma cyclable d'agglomération, organisation d'opérations de sensibilisation (fête du vélo, journée sans ma voiture...), mise en place en cours de parkings relais pour diminuer la circulation automobile en ville, étude sur un transport en commun en site propre (TCSP).
2. Une politique énergétique : majoration des aides pour les logements sociaux lorsqu'il y a application du label Qualitel environnement, puits canadiens au Zénith, mise aux normes de l'usine d’incinération des déchets, turbo alternateur permettant de produire de l’électricité pour 25 000 habitants, certification ISO 14001 de l'usine d’incinération, réhabilitation basse énergie pour accueillir la Maison de l'environnement, de l'architecture, du paysage et du cadre de vie, autothermicité de la filière boues de la station d’épuration de Dijon-Longvic.
3. Une politique de sensibilisation : guide écocitoyen, animations pédagogiques, bientôt ouverture de la Maison de l'environnement et de l'architecture.
La politique de gestion des déchets participe également à cet effort collectif d'économies des ressources et de diminution du CO2 rejeté avec la généralisation de la collecte sélective, les points d'apports volontaires en centre ville, la création d'un centre de tri local, l’extension du réseau de déchetteries, l’accueil et l’élimination des déchets de soin à risques infectieux. Des actions qui ont été mises en œuvre sans augmenter la TEOM sur 2006 et 2007.
B. La préservation de l’eau :
Depuis 2004, le Grand Dijon s’est doté d’un programme structuré : « Eauvitale », avec des objectifs clairs et précis, des plans d’action et des indicateurs de suivi.
L’accomplissement de ce programme s’est traduit par :
- La construction de deux nouvelles stations d’épuration de 80 000 et 400 000 équivalents habitants, réduisant très sensiblement les pollutions organiques, azotées et en phosphore.
- Le conventionnement des industriels, le suivi des substances toxiques dans les réseaux d’assainissement et la surveillance continue des rejets au milieu naturel.
- La construction de plusieurs bassins d’orage permettant de stocker et de traiter des eaux pluviales auparavant rejetées au milieu naturel sans traitement.
- La mise aux normes du four d’incinération de la station d’épuration de Dijon-Longvic.
- La préservation de la biodiversité, tant sur les champs captants d’eau potable, comme sur les stations d’épuration.
- Les déclarations d’utilité publique des ressources de Dijon et par la mise en œuvre de plans d’actions concrets pour protéger ces ressources.
- La récupération de la nappe Sud de Dijon, autrefois polluée par des activités industrielles.
- La promotion des économies d’eau, tant à l’échelle des réseaux publics comme chez les clients du service, grâce notamment aux subventions attribuées pour la récupération des eaux de pluie.
- Un service de grande qualité à l’ensemble des consommateurs : traitement de l’eau de Morcueil, renouvellement des branchements en plomb, information des consommateurs, sensibilisation des enfants aux économies d’eau, aide au paiement des factures pour les plus démunis, médiation sortante…
- La promotion de la consommation de l’eau du robinet comme eau de boisson, son empreinte écologique étant bien moindre que celle de l’eau embouteillée, et par la participation au pôle de compétitivité VITAGORA Goût Nutrition Santé dont l’une des filières travaille spécifiquement sur le goût de l’eau pour que celle-ci soit appréciée par le plus grand nombre de consommateurs.
Ces actions se sont déroulées tout en maîtrisant le prix de l’eau sur l’agglomération, qui converge progressivement depuis 2002, en offrant un niveau de service équivalent à toutes les communes de l’agglomération.
Le Grand Dijon poursuit dans cette direction et amplifie, sans relâche, sa politique environnementale pour offrir à ses 253 000 habitants un meilleur confort de vie. Grâce à la mobilisation de tous, cet ensemble d’actions contribuent à l’amélioration du cadre de vie et à celui des générations futures.