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sam. 31 juillet 2010
 
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Hydrographie

 

L’agglomération dijonnaise s’est implantée et développée à la confluence de l’Ouche et du Suzon.
Elle reçoit environ 732 mm de pluie par an,
et ce pendant 164 jours (moyenne des relevés).
D’ouest en est, son réseau hydrographique est à la fois riche et diversifié.

Pour savoir plus sur l'hydrographie des bassins dijonnais (eaux superficielles, eaux souterraines, sensibilité des eaux, les bassins versants, les zones inondables, les périmètres de protection, les eaux pluviales, les eaux usées...) consultez notre rubrique CARTOGRAPHIE / Géographie

 



Le territoire de l’agglomération dijonnaise possède un réseau hydrographique riche et assez diversifié. Il comprend :

A l'ouest, les plateaux calcaires perméables sont très favorables aux phénomènes karstiques.
La rivière Ouche constitue un élément essentiel de ce sous-système. Son débit moyen de 10 à 20 m 3/s peut dépasser les 100 m3/s en crue,  générant ainsi des débordements importants et des remontées de nappe phréatique. Aménagé sur son parcours, le Lac Kir, (lac artificiel) offre un espace de loisirs important aux portes de la ville de Dijon.
Les ruissellements se produisent après des pluies intenses et de longue durée. Seuls quelques petits cours d’eau en fond de vallée profonde très alimentés font l’objet d’un écoulement permanent.
 
La vallée du Suzon s’étend du nord ouest au sud est de l’agglomération offrant ainsi une traversée de l’agglomération à son cours d’eau. Plaine alluviale, jadis perméable, elle est aujourd’hui quasiment urbanisée et en partie canalisée dans le centre de l’agglomération.
Le Suzon, quant à lui s’apparente, en fait, d’avantage à un torrent : son lit est sec pendant les trois quarts de l’année et son débit maximum à l’entrée de Dijon peut atteindre 20 à 30 m3/s après des pluies de longue durée.

La plaine alluviale de la Saône à l'est, peu perméable, constitue un niveau de base vers lequel se dirige l’ensemble des cours d’eau.
De nature marneuse, le terrain favorise de nombreux écoulements superficiels qui sont à l’origine de l’omniprésence de l’eau, que ce soit sous forme de fossés, de rus, ruisseaux ou petites rivières à débit variable.

Le canal de Bourgogne, reliant la Saône et l’Yonne, est essentiellement utilisé pour la navigation de plaisance.

La qualité des eaux superficielles est fortement liée à celle des nappes phréatiques.

Les nappes phréatiques constituent les principales réserves d’alimentation en eau du Grand Dijon. Son sous-sol en compte trois :

  • la nappe alluviale de l’Ouche
  • la nappe alluviale de la Tille souvent affleurante.
  • la nappe de Dijon Sud.
La circulation souterraine de la nappe alluviale du Suzon est orientée vers le sud. Celle de l’Ouche est dirigée, soit vers le sud, soit vers le sud-est.
Selon qu’elle emprunte le chenal de son ancien lit, ou qu’elle suive le cours d’eau actuel, d’autres écoulements souterrains s’acheminent, soit vers le Suzon, pour ce qui est des buttes oligocènes des quartiers Montmuzard et des Grésilles, soit vers l’Ouche pour les plateaux jurassiques suivant la direction des failles aux environs de Talant et de Fontaine-lès-Dijon.

Les nappes phréatiques sont par ailleurs fortement sensibles à leur exploitation. On distingue alors plusieurs degrés de sensibilité :

  • très forte sensibilité de la nappe de Dijon sud, ou encoredes réseaux karstiques situés de part et d’autres de la vallée de l’Ouche,
  • forte sensibilité pour la vallée de l’Ouche et ses abords ainsi que les secteurs de failles.
    Concernant la Tille, la nappe peu profonde est soumise à la pression qu’exercent les gravières et les plans d’eau. La profondeur de la nappe fluctue au grè de son alimentation et de ses prélèvements. Des périmètres de protection sont instaurés régulièrement.
  • sensibilité modérée, tels que les sommets marneux ou argileux des reliefs de pied de côte.
 

Le SMD a confié le contrôle de la qualité de l’eau potable à ses délégataires (Lyonnaise des eaux France, SAUR, SOGEDO et CGE) et à la DDASS . Ceux-ci réalisent des contrôles bactériologiques et physico-chimiques.

La qualité des ressources :

  • pour Dijon et l’ouest du Grand Dijon, les eaux sont de bonne qualité et conformes aux normes des eaux destinées à la consommation humaine,
  • dans l’est Dijonnais, l’eau est de très bonne qualité, malgré quelques pollutions épisodiques, en nitrate et en manganèse. Toutefois, les quantités de polluants demeurent toujours largement inférieures aux limites normatives,
  • la Communauté de l’Agglomération a du  faire face à la pollution de la nappe Dijon-sud due aux pesticides et aux nitrates. Celle-ci représentant en effet un important potentiel de ressource en eau (plus de 2 millions de m3), le Syndicat Mixte du Dijonnais avec le Syndicat Mixte d’Alimentation en Eau du Sud de l’Agglomération Dijonnaise, se sont engagés dans sa reconquête qui s'est notamment concrétisée par la construction d'une nouvelle station de pompage et de traitement à Marsannay-la-Côte.

Savoir plus sur l'eau du Grand Dijon : « Eau de Dijon, la Dijonnaise ».

 

 

La DDASS réalise les contrôles et fixe l’indice de qualité des eaux de baignades.

Le prélèvement d’eau est réalisé par les agents des services de santé-environnement de la DDASS.
Les analyses sont ensuite réalisées d’après des méthodes normalisées par des laboratoires agréés au titre du contrôle sanitaire des eaux par le Ministère chargé de la Santé.
Les résultats de ces contrôles sont ensuite obligatoirement affichés en mairie.

Pour plus d’informations, contactez les services de santé-environnement de DDASS ou votre Mairie.

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Les inondations constituent le risque naturel majeur pour l’agglomération.
Huit communes du Grand Dijon sont concernées.
Les phénomènes pluviaux intenses, généralement orageux provoquent un ruissellement important provenant des versants des combes depuis les plateaux calcaires. Ils conduisent à des débordements de cours d’eau voire, à des inondations en milieu urbain (notamment dans le centre de Plombières-lès- Dijon) aggravées par la saturation des réseaux de collecte des eaux pluviales.
Deux facteurs géographiques sont à l’origine de ces inondations dans certaines zones de l’agglomération :

  • le débordement des cours d’eau : le bassin de l’Ouche est fortement urbanisé dans l’agglomération. Les risques concernent les cinq communes situées le long de l’Ouche. Les inondations majeures ont surtout concerné Dijon dans les années 1960.
  • le ruissellement des eaux venant des versants de la Côte viticole : Ahuy, Chenôve et Marsannay-la-Côte sont concernées.

Au regard des inondations, des Plans de prévisions des Risques Naturels ont été instaurés, notamment à Plombières-lès-Dijon et Longvic, afin de pallier les risques de débordements de l’Ouche.