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mer. 23 mai 2012
 
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  2 - Alimentation, Ressources / Bien gérer la ressource en eau du Grand Dijon
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 > Bien gérer la ressource en eau du Grand Dijon <La nappe Dijon-sud
 La réduction de la consommation d'eauL'usine de Marsannay-La-Côte




Bien gérer la ressource en eau du Grand Dijon
Le schéma directeur d'alimentation en eau du Grand Dijon a été élaboré dans les années 90. Il a été ensuite actualisé en 2003 puis en  2004 pour tenir compte notamment de l’augmentation du potentiel de production induite par une meilleure exploitation de la nappe Dijon-Sud (voir notre page au sommaire). En effet, les besoins en eau des communes à desservir dans le sud de l'agglomération dijonnaise sont de 2,2 millions de m3 par an, répartis entre Chenôve (1,5 M m3) et un ensemble constitué de Marsannay-la-Côte, Perrigny-lès-Dijon et une partie du SICODI (réseau haut service des communes de Fixin et Couchey) pour 700 000 m3.

Le Syndicat Mixte du Dijonnais a décidé, au cours de l’année 2003, de se doter des moyens humains, techniques et financiers pour reconquérir la nappe aquifère Dijon-Sud. Cette nappe - longtemps sous exploitée - pour cause notamment de pollution ou d'équipement insuffisants, est apte à satisfaire ces besoins couverts auparavant à hauteur de 400 000 m3 par an par elle-même et par un apport de Dijon pour 1 800 000 m3 par an.
A noter que le Syndicat Mixte du Dijonnais a assuré l’alimentation en eau potable des habitants de l’agglomération dijonnaise jusqu'à fin 2010. Cette délégation a été reprise par le Grand Dijon, dont c'est une compétence, le 1er janvier 2011.

Première étape :
Une nouvelle usine de production d’eau à Chenôve
Mise en service en novembre 2004, cette nouvelle usine d’eau potable est installée dans la station de pompage existante en permettant ainsi de solliciter de façon plus importante la nappe Dijon-Sud et, par là même, de participer à sa meilleure gestion. Situé en amont de la nappe, ce point de prélèvement constitue aussi une référence permettant de suivre l’évolution de la qualité de l’eau de la nappe. Il est équipée d'un filtre à charbon actif dont le rôle est de retenir les pesticides, celui-ci améliorant également la qualité gustative de l’eau.

Les forages de Marsannay-la-Côte réhabilités
A la hauteur de la rente logerot à Marsannay-la-Côte, la nappe Dijon-Sud est constituée de deux nappes superposées séparées par une épaisseur d’argile. La nappe supérieure est naturellement plus vulnérable que la nappe inférieure. Les quatre forages de Marsannay-la-Côte captaient l’eau indifféremment dans les deux nappes. Leur position est stratégique sur le plan hydrogéologique puisque situé en aval de la zone d’activités trés dense. Ces forages ont été transformés et réhabilités en 2004. Deux d’entre eux puisent dorénavant l’eau uniquement dans la nappe supérieure et les deux autres uniquement dans la nappe inférieure. Ces travaux évitent ainsi que d’éventuelles pollutions touchant la nappe supérieure ne migrent vers la nappe inférieure. De même, grâce à cette séparation, les deux nappes auront un comportement différencié dans le but d'une régénération pérenne et plus rapide.

Par ailleurs, les besoins en eau de Chenôve étant importants, il s'est avéré nécessaire d’y transférer une partie de l’eau produite à Marsannay-la-Côte. C'est le rôle d’une nouvelle canalisation qui a été posée entre les unités de production de Marsannay-la-Côte et de Chenôve en 2005. Elle fait dorénavant  transiter annuellement 700.000 m3 d'eau.

Seconde étape :
Une usine innovante à Marsannay-la-Côte
Inaugurée le 15 décembre 2005 (voir notre page au sommaire), l'usine de Marsannay-la Côte assure la production d’eau potable à partir des forages de la nappe inférieure. Comme à Chenôve, l’eau est traitée par filtration sur charbon actif.

Mise en place d'un système d'alerte
La nappe Dijon-Sud est placée sous haute surveillance et la nouvelle usine élimine les pollutions éventuelles grâce à deux forages de taille réduite réalisés en amont de Marsannay-la-Côte. Ces forages sont équipés de pompes qui alimentent en continu un analyseur capable de détecter la présence d’éventuelles substances indésirables. Ce système à la pointe de la technologie est relié 24h/24 à la Gestion Technique Centralisée de Lyonnaise des Eaux France afin que celle-ci soit informée immédiatement et en continu de toute modification de la qualité de l’eau. En cas de pollution, l’eau de la nappe supérieure sera pompée puis traitée sur une unité dite “tour de stripping” destinée à éliminer, par aération naturelle, les composants caractéristiques des éventuelles pollutions d’origine industrielle. Après traitement, cette eau rejoindra le milieu naturel via le réseau pluvial.

Troisième étape :
Un maillage des réseaux entre Longvic et Marsannay-la-Côte
Pour sécuriser l’alimentation en eau potable des communes du sud de l’agglomération, une alimentation en eau de la commune de Longvic a été rendue possible dès novembre 2006 grâce à une interconnexion des différents résaux.

Parallèlement à ces opérations, le SMAESAD (Syndidat Mixte d’Alimentation en Eau du Sud de l’Agglomération Dijonnaise) a largement porté ses efforts sur l’accompagnement de travaux visant à réduire l’infiltration d’éléments polluants dans la nappe Dijon-Sud. Parmi ceux-ci, il convient de citer : la création d’un réseau d’eaux pluviales dans la zone industrielle de Chenôve, la construction de bassins de dépollution des eaux pluviales le long de l’A 311 et de la RD 122, la réalisation d’un réseau de canalisations et d’un collecteur d’eaux usées par le Syndicat intercommunal de la côte dijonnaise, ainsi que la mise en place d’une géomembrane sous le nouveau terminal rail-route Dijon/Bourgogne.

Après la mise en service des deux nouvelles usines de production de Chenôve et de Marsannay-la-Côte, la nappe Dijon-Sud produit 1,6 millions de m3 d'eau par an, les ressources de Dijon complétant la demande à hauteur de 600 000 m3. Le potentiel global de production de l’agglomération suite à ces opérations est par conséquent majoré de 1 200 000 m3 par an. A terme, dès que la régénération de la nappe sera stabilisée, ce potentiel supplémentaire est estimé à plus de 2 000 000 m3.

En réalisant les objectifs fixés : de ne pas laisser à l’abandon un réservoir renouvelable de 15 à 20 millions de m3 d’eau situé aux portes du Grand Dijon ; de ne pas laisser s'installer et perdurer la pollution ;  d'exploiter et produire de l’eau potable grâce à de nouvelles unités de traitement dédiées ; de permettre le renouvellement de l’eau et ainsi d'améliorer progressivement la qualité de cette ressource naturelle ; de mettre en œuvre une politique de prévention visant à réduire les pollutions diffuses en supprimant les pollutions accidentelles, c’est une sécurité nouvelle et fondamentale pour l’ensemble des habitants et des activités du sud de l'agglomération dijonnaise et plus largement de tout son territoire que s'est employé le Grand Dijon.

Signalons enfin que simultanément au déroulement de ces travaux, de nombreuses opérations de sensibilisation et d’information à destination du grand public et des enfants mais aussi des industriels, des agriculteurs, des viticulteurs ainsi qu’auprès des services techniques des collectivités territoriales concernées ont été réalisées. Par ailleurs, plusieurs conventions de déversement des eaux usées industrielles ont été signées - en partenariat avec Lyonnaise des Eaux France, avec de grandes entreprises du Grand Dijon, en forme d'engagement  à éliminer toute pollution de l’eau réduisant ainsi considérablement les risques de pollution.

Ce vaste programme de travaux a été financé à l'époque par le Syndicat Mixte Dijonnais (SMD), la Lyonnaise des Eaux France, l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée et Corse et le Conseil Général de Côte-d'Or.

Le Grand Dijon a repris sa compétence auparavant confiée au SMD, le 1er janvier 2011.