La pose des premières canalisations du
réseau de chaleur a débuté à l’occasion du chantier du tramway. Une façon intelligente de profiter de l’ouverture de tranchées pour poser les premiers tronçons du réseau
qui, à terme, s’étendra sur 30 kilomètres entre le nord et l’est de l’agglomération. Des quartiers entiers, des immeubles d’affaires et des équipements publics pourront se connecter à ce réseau de chaleur, et ainsi contribuer à l’effort collectif en faveur de l’environnement tout en réduisant leurs dépenses de chauffage. Dijon s’engage ainsi en faveur du développement durable, dans la foulée des recommandations du Grenelle de l’environnement, qui préconise notamment de développer les réseaux de chaleur, peu développés en France alors qu’ils sont monnaie courante dans les pays d’Europe du Nord par exemple. Le Grand Dijon a confié à Dalkia, dans le cadre d’une délégation de service public, le soin de construire, d’exploiter et d’entretenir ce réseau de chaleur, pour lequel l’investissement est estimé à 40 millions d’euros (somme comprenant la construction de deux chaufferies dont une fonctionnant au bois).
Mais le Grand Dijon, qui a adopté son plan énergie climat baptisé 'Illico2', n’a pas attendu le Grenelle pour s’investir en faveur de l’environnement. Les choix urbanistiques et architecturaux opérés pour les nouveaux écoquartiers en projet ou en cours de construction attestent d’une volonté politique forte de bâtir une ville durable.
La construction du réseau de tramway et le remplacement des bus par une flotte de véhicules hybrides sont la déclinaison, dans le domaine des transports publics, de cette stratégie.
De la même manière, en quelques années, le Grand Dijon a rattrapé son retard en matière de vélo : des dizaines de kilomètres de pistes et de bandes cyclables ont été tracés, deux services de location de vélos (l’un de courte durée, l’autre de longue durée) ont été mis en place, et des services ont été créés (vélostation en gare, atelier collectif…).
Le souci de l’environnement s’est également traduit par la conduite d’un chantier considérable : la mise aux normes de la station d’épuration de Longvic, qui a représenté un investissement de plus de 50 millions d’euros.
Le Grand Dijon veille également à ne pas gaspiller son énergie : un turbo-alternateur permet ainsi de fabriquer de l’électricité à partir de la chaleur dégagée par l’usine d’incinération des ordures ménagères, elle-même remise aux normes ces dernières années.