le Grand Dijon
Découvrir
 Economie
 Déplacements
 Environnement [Déchets-Eau-En...
 Accueil
 Déchets
 Energie
 Eau
 Qualité de la vi(l...
 Chiffres clés envi...
 Etudes et doc
 Urbanisme & Habitat
 Cohésion sociale et territoria...
 Enseignement & Recherche
 CarteCulture Etudiants
 Sport - Culture
 Complexe funéraire
 N.T.I.C.
 Europe et International
A votre service
Divia
Piscine
Latitude 21
Site Trions Nos Dechets
Zenith Dijon
Dijon

Liens
Documents
Chiffres clés
Contact
Cartographie


sam. 10 décembre 2016
 
Regards sur ...  
  Accueil / Découvrir / Environnement [Déchets-Eau-Energie] / EAU
 
  Eau / L'assainissement
 L'eau du Grand Dijon et sa carafe> L'assainissement <
 L'alimentation et les ressources

Une eau épurée

Le système d’assainissement est unitaire pour les secteurs urbains les plus anciens (principalement la ville de Dijon), ou séparatif dans les secteurs d’urbanisation récente (plus généralement en périphérie).
 
Une station d'épuration reçoit les eaux usées collectées par le réseau d'égouts. Elle réalise, par des procédés physiques ou biologiques, l'élimination de la majeure partie de la pollution contenue dans ces eaux usées, afin de protéger le milieu naturel récepteur. La pollution éliminée est concentrée sous forme de «boues» qui peuvent  être incinérées, compostées ou épandues.

Le service d'assainissement des eaux usées sur l'ensemble du territoire de l'agglomération dijonnaise comprend la collecte et le traitement des eaux usées. Le réseau le plus important et le plus ancien est celui de la ville de Dijon qui est long de 400 kilomètres d'égouts, dont 70 kilomètres visitables. Sa capacité  le destine à drainer une partie de l'urbanisation de certaines communes périphériques pour l'essentiel situées à l'ouest et au nord (bassin versant de l'Ouche et du Suzon).

Les 2 stations d'épuration de la communauté urbaine du Grand Dijon sont : 

> La station eauvitale (400 000 équivalents-habitants) qui traite les eaux usées de 14 communes : Dijon, Longvic, Ouges, Chenôve, Fontaine-lès-Dijon, Hauteville-lès-Dijon, Talant, Daix, Ahuy, Plombières-lès-Dijon, ainsi que quatre communes extérieures à l'agglomération dijonnaise : Asnières-lès-Dijon, Etaules, Messigny-et-Vantoux et Velars-sur-Ouche.

La station de Chevigny-Saint-Sauveur (80 700 équivalents-habitants) qui traite les eaux usées de l’est dijonnais de 9 communes : six appartenant au Grand Dijon (Chevigny-Saint-Sauveur, Quetigny, Sennecey-lès-Dijon, Neuilly-lès-Dijon, Crimolois, Saint-Apollinaire), ainsi que trois communes extérieures à l'agglomération dijonnaise (Couternon, Varois-et-Chaignot et Orgeux).

> Les communes de Marsannay-la-Côte et Perrigny-les-Dijon, quant à elles, sont traitées par la station d'épuration de Gevrey-Chambertin gérée par la Communauté de Communes de Gevrey Chambertin.

> Les communes de Bretenière et Magny-sur-Tille sont traitées par deux stations d'épuration du Syndicat de Fauverney situées à Fauverney et Magny-sur-Tille.

> La commune de Bressey-sur-Tille est traitée par la station d'épuration de Remilly-sur-Tille gérée par le Syndicat d'Arc-sur-Tille.

> Pour tout connaître sur le réseau d'assainissement de Corcelles-les-Monts, aller sur le site de la commune

> Pour vous renseigner sur la gestion de l'eau et de l'assainissement de Flavignerot, aller sur le site de la commune

La valorisation des boues

Les boues d'épuration regroupent les principaux déchets produits par une station d'épuration à partir des eaux usées.

Afin de préserver l'environnement, les boues sont le plus souvent valorisées en agriculture par épandage ou compostage. L'épandage est une technique agricole consistant à répandre divers produits sur des champs de cultures. Le compostage est un procédé biologique de conversion et de valorisation des matières organiques. Les boues seules ne peuvent pas faire l'objet d'un compostage. Elles sont généralement mélangées avec d'autres déchets.

La station de traitement des eaux usées de Dijon-Longvic prévoit la valorisation des boues dont une large partie bénéficie à la filière agricole qui s'en sert de compost.

L’unité de cogénération de la station de traitement des eaux usées de Chevigny-Saint-Sauveur

Dans le cadre de son engagement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, à travers notamment son plan climat énergie territorial baptisé Illico², le Grand Dijon a souhaité améliorer les performances environnementales de l’installation existante. Afin de valoriser le biogaz produit lors du processus de traitement des boues, le processus de cogénération a été choisi par la collectivité et Sogedo, son délégataire de service public.

Les investissements de ce projet, d’un montant de 800 000 € ont été subventionnés à hauteur de 40 % par l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et par l’Ademe Bourgogne Franche-Comté. Le reste a été pris en charge par Sogedo, dans le cadre d’un allongement de trois ans de la durée du contrat de délégation de service public de l’assainissement de l’Est dijonnais pour le compte du Grand Dijon, portant l’échéance du contrat au 31 décembre 2018, sans augmentation du prix de l’assainissement.

Principe de cogénération lors du traitement des boues des eaux usées

Au cours du traitement des boues contenues dans les eaux usées, la digestion est le procédé permettant la dégradation de la matière organique des boues, dans une cuve appelé digesteur. Le digesteur permet ainsi de réduire le volume des boues de 40 %. Ces dernières sont ensuite valorisées comme engrais organiques et mises à disposition des agriculteurs du secteur.

Cette étape de digestion génère une production de biogaz qui, lors de sa combustion, va permettre une production simultanée de deux formes d’énergie. Ce principe de cogénération va d’une part générer de la chaleur qui va servir à réchauffer en partie le digesteur de boues et d’autre part à produire de l’électricité qui sera ensuite revendue à EDF. Avant la cogénération, 40% du biogaz était « perdu » et brûlé dans une torchère. Aujourd’hui, 100% du biogaz est valorisé, sous forme d’énergie thermique (eau chaude pour réchauffer le digesteur de boues) et d’électricité.