Le dossier «
Vitagora : pôle d’innovation Goût-Nutrition-Santé » a été remis au Préfet, Paul RONCIERE, le 28 Février 2005 par Thomas DERVILLE, accompagné de dirigeants d’entreprises bourguignonnes ; et cela
avec le soutien plein et entier des présidents du Grand Dijon, du Conseil Régional et du Conseil Général.
Le dossier Vitagora est la partie visible d’un processus de mobilisation exemplaire de partenaires publics et privés intervenant dans les mondes de l’entreprise, de la recherche et de la formation. Cette mobilisation a par ailleurs contribué à faire vivre des intentions partagées de développement socio-économique affichées dès avril 2002 par les co-signataires du contrat d’agglomération du Grand Dijon.
Ainsi conçu, le projet de pôle de compétitivité Vitagora concerne un ensemble de 640 entreprises bourguignonnes, représentant 54 000 emplois dont 900 en recherche et développement et qui pèsent 7,9 milliards d’euros. S’appuyant à ce jour sur 5 projets industriels structurants - blé / panification, vigne / vin, compléments alimentaires, condiments et pâtisserie - Vitagora ambitionne d’accélérer la mise en place de plates-formes d’innovations issues du rapprochement d’entreprises de centres de recherche et de formation.
Fin 2008. Premiers bilans : La belle vitalité de Vitagora
Qui pouvait imaginer qu'en trois ans, le pôle de compétitivité Vitagora, passerait d’une dimension régionale à un rang international ?
Les délégations étrangères se bousculent à Dijon comme fin 2008 celle de scientifiques thaïlandais venus signer un accord de coopération.
Vitagora fédère, fin 2008, 60 programmes de recherche et développement, dont 15 d’ampleur nationale. Le pôle représente pas moins de 65 millions d’euros d’investissement, 600 emplois conservés ou créés et l’espoir de 485 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2012 pour les entreprises associées.
Certains projets de recherche, comme Farine+ pour le pain, ou plutôt les pains de demain, apporteront une réponse mondiale au lourd problème de la malnutrition. D’autres, comme Fijus@Raisol, intéressent toute une filière d’activité. En l’occurrence celle du jus de raisin qui veut disposer de cépages plus adaptés que ceux du vin. Le programme EMAC ambitionne, de son côté, la mise au point d’emballages « intelligents » afin d’augmenter les dates limites de consommation des produits découpés, tel que le fromage. Et ce ne sont que quelques exemples de la belle vitalité de Vitagora.
La Bourgogne consolide ainsi un leadership internationalement reconnu dans le domaine des sciences du goût en plaçant ses savoir-faire au service de la santé : cette union du goût et de la santé apporte aussi de nouvelles réponses constructives et durables au traitement de pathologies répandues et liées à l’alimentation comme l’obésité, les maladies cardio-vasculaires, le cancer et les troubles dégénératifs liés à l’âge.
En effet, les consommateurs d’aujourd’hui souhaitent prendre leur destin alimentaire en main ; ils ne sont bien sûr pas prêts à renoncer au plaisir que leur procurent leurs aliments préférés ; ils cherchent à améliorer leur forme et aspect physique et leur longévité ; ils se préoccupent de la santé de leurs enfants.
Le goût est ainsi placé au centre des choix de consommateurs de plus en plus exigeants et soucieux de leur santé : 50 % des innovations mondiales alimentaires sont liées au goût contre 30 % pour la santé et 20 % pour la facilité d’utilisation.
Vitagora apparaît dans ces conditions comme unique : aucun pôle au monde ne présente une plate-forme d’expertises intégrant toutes les disciplines nécessaires pour développer des innovations économiquement performantes quelles que soient les filières.
Vitagora a révélé également l’existence en Bourgogne d’une culture de coopération remarquable.
La confection du dossier Vitagora a favorisé ainsi chez ses partenaires, l’émergence d’une prise de conscience d’un potentiel à l’échelle internationale ; une dynamique de travail en commun s’est mise en place au niveau local.