Le Grand Dijon aménage quatre zones d’activités, au nord et à l’est de l’agglomération. Les premières entreprises sont déjà implantées.
Retenez ces quatre appellations : Valmy, Mazen-Sully, extension CapNord et parc d’activités CapNord. Quatre sites nouveaux destinés sur 43 hectares à l’accueil des entreprises, bénéficiant d’accès autoroutiers privilégiés et d’une offre en transports en commun redéployée. Le Grand Dijon va dépenser 30 millions d’euros pour leur aménagement, réalisé et déjà engagé par la Société publique locale d’aménagement de l’agglomération dijonnaise (Splaad). Avec la volonté d’avancer également sur la voie du développement durable, la création de ces nouvelles zones va permettre de pallier la pénurie de foncier disponible pour le développement et l’implantation des entreprises, sources de création d’emploi et de richesses. La dernière zone d’activités ouverte par la Communauté d’agglomération, Excellence 2000 à Chevigny- Saint-Sauveur, affiche en effet complet, après avoir largement rempli son rôle – Koyo, Urgo, Pomona ou encore CLM Industrie s’y sont implantés.
Valmy : vitrine de l’entrée nord du Grand Dijon
Au nord de Dijon, le Parc Valmy accueillera des activités tertiaires et de services au sein d'une ceinture végétale afin de créer l’identité du Parc et de valoriser les entreprises. 60 hectares de sol dont 12 ha en projet, 30 hectares déjà commercialisés, avec de grands noms comme Groupe Lazard, DTZ Jean Thouard ... mais aussi pour des entreprises de l'agglomération en plein développement : BAU Architecture, Géosphère, Corhom...
Un restaurant-traiteur, un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ephad), un hôtel, devraient être également créés sur ce site. Par ailleurs, le groupe Générale de santé, construira ici son futur hôpital privé Dijon-Bourgogne, qui regroupera sur un terrain de 8 hectares les cliniques Sainte Marthe, celles de Chenôve et de Fontaine-les-Dijon.
La desserte de la zone est assurée par un rond-point créé sur la route de Langres, aux abords duquel sera aménagé un parc-relais. Quant aux bus, ils desservent déjà le Parc Valmy depuis fin 2008, et à terme en passant par un pont qui leur sera réservé au-dessus de la rocade, reliant ainsi directement la zone à celle commerciale de la Toison d’Or. L’ouverture de la Liaison nord de l’agglomération dijonnaise (LINO), prévue à l’horizon 2013, facilitera encore l’accès à cette excroissance de l’agglomération dijonnaise où pourraient travailler 3000 personnes (soit deux fois plus qu’au parc technologique). Enfin l'arrivée du tramway qui donnera une nouvelle dynamique à ce site.
Zone CapNord : 2 opérations bien distinctes
Créée dans les années 1960, la zone d’activités économiques CapNord est le cadre de deux opérations distinctes. À l’arrière du magasin Ikea, tout d’abord, l’ancienne friche de la Seita a cédé la place à un parc d’activités de 7 hectares, où travailleront à terme 500 personnes. « Ce site, vu son emplacement exceptionnel, trouvera preneur sans aucune difficulté », pronostique François Rebsamen, le président du Grand Dijon. D’ores et déjà, La Poste a annoncé la création d’un centre de tri qui emploiera 175 personnes. Une crèche d’entreprise devrait également voir le jour. Enfin, la zone CapNord va être agrandie : cette extension de 18 hectares, augmentée d'une zone de 2 hectares en 2007, dont 17 commercialisables, aura le double avantage d’offrir des terrains de grande dimension (jusqu’à 4,5 hectares) et d’abriter des activités soumises à autorisation d’exploiter.
Mazen-Sully : cap sur les biotechnologies
Le technopôle Mazen-Sully se situe tout près du campus, du siège de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et du Centre hospitalier universitaire (CHU), là où la biotech dijonnaise Oncodesign, a déjà élu domicile. Sur 9,8 hectares, des sociétés spécialisées dans les biotechnologies, l’alimentation et la santé vont s’installer, profitant d’un environnement scientifique favorable et d’une desserte exceptionnelle (au croisement de la rocade Est et de la voie rapide pour Quetigny), agrémentée de voies cyclables et de plantations d’alignement qui contribueront à la qualité paysagère du site. Premier candidat à l’implantation : Odil SAS, spécialiste des matériels de laboratoire, à l’étroit dans ses locaux actuels de Talant, s'est installé dans un bâtiment de plus de 1000 m², suivi par le bâtiment des Jardins de la Recherche (1300 m²), initié par la Société anonyme patrimoniale du Grand Dijon (SAPGD) destiné à abriter plusieurs sociétés. Grâce à ces 43 nouveaux hectares de terrains, le Grand Dijon se donne les moyens d’accueillir de nouvelles entreprises, ou de permettre aux entreprises de l’agglomération de se développer. En attendant l’aménagement, dans les années 2010, d’un futur parc d’activités qui pourrait s’étendre sur quelque 100 hectares, celui de l’Est dijonnais (voir sommaire de cette page), ainsi que celui du Pôle Agro-environnement de Bretenière (20 ha).