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Les nouvelles zones d'activités / Clemenceau, City à la dijonnaise |
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Clemenceau, City à la dijonnaise. Aux portes du centre-ville de Dijon, 47.000 mètres carrés de bureaux seront construits d’ici à 2012, imposant Clemenceau comme le quartier d’affaires moderne de la capitale de Bourgogne.
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Clemenceau aura bien ses cinq tours. Les ministères de l’Éducation nationale et des Finances l’ont confirmé : le rectorat et l’inspection d’académie, soit 600 agents de l’État, s’installeront bien, en 2012, dans une tour de 11 étages (11.400 mètres carrés de bureaux) qui sera construite sur le dernier tènement disponible du quartier. L’investissement est estimé à 35 millions d’euros. D’ici là, Lazard aura livré la première de ses deux tours d’affaires – Marbotte Plaza, en attendant Clemenceau Plaza. Et la tour Élithis fonctionnera à plein régime puisqu'elle est en service depuis avril 2009 (voir plus bas). Au total, ce sont près de 50.000 mètres carrés de bureaux qui auront été construits dans le quartier Clemenceau, aux abords du Parc des congrès et des expositions, et de l’Auditorium (salle de spectacle de 1.600 places). Certains habitants de la capitale bourguignonne n’hésitent plus à le qualifier de « downtown à la dijonnaise ». Et il est vrai que, toutes proportions gardées, Clemenceau se dresse comme un quartier d’affaires moderne aux portes du centre-ville.
Son urbanisation a véritablement débuté dans les années 1960, quand la mairie de l’époque engage la construction de la « foire », vaste hall de 12.000 mètres carrés – une prouesse architecturale soit dit en passant puisque l’ensemble ne s’appuie sur aucun pilier – qui constitue aujourd’hui le coeur du Parc des congrès et des expositions de Dijon. Un projet prévoyait d’ériger, le long de l’avenue Clemenceau qui le relie à la place de la République, un ensemble de huit «gratte-ciel», dont un seul a finalement été construit – il abrite, sur 11 étages, les sièges de l’Urssaf et de la Caisse d’allocations familiales de Côte-d’Or. Les années 1990 marquent la deuxième phase d’urbanisation, avec la construction de la Cité judiciaire et du Conservatoire régional de musique et de danse.
GRANDS ARCHITECTES La construction des immeubles d’affaires de la Zac Clemenceau-Boudronnée avait débuté avec la construction, par Bouygues, d’un immeuble d’affaires de huit étages, totalisant 15.000 mètres carrés de planchers, qui abrite un hôtel deux étoiles de 96 chambres, le siège de la Chambre de commerce et d’industrie de Dijon et une partie des services du Conseil général de Côte-d’Or. Le bâtiment est en service depuis 2007. Cette année-là débutait, à proximité immédiate, la construction de la tour Élithis (lire ci-dessous). Dans la foulée, Lazard a été chargé de la construction de 15.000 mètres carrés de bureaux. Signe de la qualité architecturale de cet ensemble d’affaires : ce sont de grands noms qui signent les réalisations. Arquitectonica avait réalisé l’Auditorium. C’est Arte-Charpentier qui a conçu la tour Élithis. Les deux Plaza seront signées AC Architecture Studio. Quant au rectorat d’académie, il devrait être réalisé par l’italien Rudy Ricciotti. Les occupants des nouvelles tours qui ont opté pour Clemenceau viendront rejoindre le siège de Fournier Pharma, laboratoire du groupe Solvay, et l’École des greffes, centre de formation des greffiers des tribunaux de toute la France, qui vient d’étendre ses locaux sur plus de 5.000 mètres carrés. Quant au Parc des congrès et des expositions (31.000 mètres carrés de halls et de salles avec la possibilité d’accueillir de grands congrès à l’Auditorium), sa présence est confortée: une étude commandée par la Ville de Dijon devrait conclure à la nécessité de maintenir l’équipement dans ce quartier, en le rénovant. L’ensemble présente le double avantage de regrouper, au plus près du centre-ville, un palais des congrès et un parc des expositions.
En d’autres termes, choisir Clemenceau, pour une entreprise ou un investisseur, c’est opter pour une visibilité optimale, au coeur d’une ville à forte qualité de vie, dans un quartier dont la desserte sera dynamisée, en 2013, par l’arrivée du tramway, et, à l’horizon 2025, par la construction, tout près, de la nouvelle gare TGV.
Source : Le Journal du Palais (numéro spécial Mipim 2009)
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La tour Élithis, « bâtiment tertiaire le plus performant de France »
Fin 2007, pour accueillir ses futurs collaborateurs et se donner un horizon de conquête, Thierry Bièvre, Directeur Général de la société Elithis Ingénierie, spécialisée dans les fluides techniques et la très haute efficience énergétique du bâtiment, et son équipe, ont décidé d’explorer le segment des bâtiments dit “à Energie Positive”. D'en figurer parmi les pionniers, ceci dans le cadre de la construction d'un immeuble de 5000 m² de bureaux et commerce. Ils sont passés à l’action en réalisant à Dijon la Tour Elithis.
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Ce bâtiment a été pensé sur un mode vertueux et exemplaire. Soutenus par la mairie de Dijon, les ingénieurs d'Elithis ont fait appel à un architecte de grand renom Jean-Marie Charpentier (Arte Charpentier Architectes) avec lequel ils ont travaillé en étroite collaboration. Ensemble, ils ont relevé le défi de créer un bâtiment conciliant esthétisme, intégration urbaine, confort, performance énergétique et environnementale. Il est à ce jour le bâtiment tertiaire le plus sobre au monde sur le plan énergétique et environnemental, notamment en matière de rejets de gaz à effet de serre (GES) (6 fois moins de rejets qu’un bâtiment “classique”).
Inaugurée le 2 avril 2009, la tour accueille le siège d'Élithis dans les étages supérieurs de cet immeuble en verre de 5.000 m². Au rez-de-chaussée, c’est un restaurant, tandis les cinq étages restants sont occupés par des entreprises (notamment un laboratoire d’analyses médicales), des professions libérales mais également le siège dijonnais de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
La tour Élithis utilisera toutes les technologies disponibles pour réduire la consommation d’énergie et pour produire sa propre énergie. Le velum rouge enveloppant la façade la plus exposée est en fait un bouclier thermique amenuisant naturellement le rayonnement solaire à l’intérieur. Par voie de conséquence, pas d’usage intempestif de la climatisation, bien que de grands vitrages couvrent le bâtiment. La lumière naturelle est d’ailleurs préférée à l’éclairage artificiel, qui est réduit au minimum. La ventilation est aussi régulée naturellement par un procédé d’aération aménagé dans les allèges (murs d’appui des vitres). Un autre système permet en outre de rafraîchir l’air diffusé par vaporisation de fines gouttelettes. L’armature du bâtiment, associée au bois et à l’aluminium, participe elle-même de cette conception écologique visant à la simplicité dans le choix des matériaux. Des composants recyclés, comme l’ouate de cellulose, servent par exemple à l’isolation.
Biomasse et énergies propres. L’innovation d’Elithis est aussi d’avoir su gérer ses propres circuits de production d’énergie à l’échelle d’un immeuble. Une minicentrale électrique d’une capacité de 82 000 kWh/an a été logée sous le toit, à l’étage technique. Grâce à 24 ondulateurs, le courant alternatif est fourni par des panneaux photovoltaïques couvrant toute la surface de la toiture. Un tiers de la consommation est ainsi produite. Cette électricité peut même être revendue et alimenter le réseau urbain. Une chaudière biomasse, fonctionnant aux granulés de bois, couvre en revanche les besoins en chauffage, afin de ne pas dépenser davantage pour tout l’immeuble que la consommation d’un pavillon. Même les eaux de pluie sont récupérées et raccordées aux sanitaires sans recourir à une pompe d’élévation. Avant qu’il ne soit rejeté à l’extérieur, l’air vicié est également recyclé. Expérimentale, la tour est en outre munie de 1 600 points de mesure pour évaluer précisément les économies d’énergie engrangées. Un panneau électronique extérieur, consultable aussi par Internet, en rend compte au jour le jour. " Nous voulons convaincre l’ensemble des acteurs et des usagers qu’une démarche écocitoyenne favorisant la préservation de l’environnement est réaliste, et même une source de rentabilité et de progrès", affirme Thierry Bièvre. Dans un but pédagogique, des visites seront organisées, notamment en direction des scolaires et lors de journées portes ouvertes.
Savoir plus sur la tour Elithis : http://www.tour-elithis.fr/
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