PRES D'UN MILLIARD D'EUROS INVESTIS D'ICI 2014 POUR L'ECONOMIE LOCALE
La ville de Dijon et la Communauté d’agglomération du Grand Dijon vont injecter près d’un milliard d’euros, d’ici à 2014, dans l’économie locale. Un plan de relance qui en appelle à la solidarité financière de l’État et des autres grandes collectivités territoriales.
La crise financière mondiale, devenue une crise économique sans précédent, n’épargne évidemment pas Dijon et sa région. Des centaines d’emplois marchands seront détruits en 2009. Amora-Maille, Euroflaco, Barry-Callebaut, Neltec…, les plans sociaux des grands groupes industriels se multiplient, engendrant le désarroi et la peur du lendemain dans de très nombreux foyers dijonnais.
Face à cette situation, la ville de Dijon et la communauté d’agglomération du Grand Dijon engagent un plan de relance de près d’un milliard d’euros sur cinq ans (2009-2013). Pas moins de 75 % de l’investissement public découlent de l’action des collectivités locales et nous voulons plus que jamais répondre présent en cette période troublée. C'est en investissant que la Communauté d’agglomération du Grand Dijon et la ville de Dijon entendent contribuer, par la commande publique, à la dynamisation des marchés, et donc à l’économie locale, indiquait François Rebsamen, le sénateur-maire de Dijon et président du Grand Dijon, le 13 février 2009, devant les professionnels du bâtiment et des travaux publics.
En pleine croissance démographique, la ville et l’agglomération dijonnaise multiplient les projets d’envergure en termes de logements comme d’équipements publics.
Avec 1 882 habitants de plus qu’au recensement de 1999, la population de Dijon vient de passer le cap des 150 000 habitants pour atteindre 155 340 habitants. La capitale de la Bourgogne, classée au 18e rang des villes françaises, réussit à attirer de nouveaux habitants, pourtant les chiffres publiés le 31 décembre 2008 par l’Insee, donnant un état de la population nationale en 2006, confirment la croissance de la grande périphérie des villes au détriment de leur centre. L’espace périurbain de Dijon voit aussi sa population augmenter et s’étale encore plus loin, jusqu’à une trentaine de kilomètres, mais la politique du logement menée ces dernières années a permis de répondre à la demande de ménages qui, à défaut, se seraient sans doute installés à la périphérie.
Agglomération la plus peuplée entre Paris et Lyon, le Grand Dijon affiche aussi la plus grande dynamique démographique du quart nord-est de la France, au-delà de Mulhouse, avec désormais pour ses 22 communes 250 516 habitants (Population légale. Recensement rénové. Situation 01/01/2006).
De grands projets pour l’agglomération.
La réalisation du tramway coûtera autour de 400 M€, mais il générera 230 M€ de travaux et 4 000 emplois pendant 3 ans. Des villes comme Le Mans ou Montpellier, qui exploitent un tramway, ont vu croître leur activité commerciale de 25 à 30 %. D’autres réalisations d’importance vont voir le jour : le Grand Stade de 22000 places (20,6 M€), la rénovation du musée des beaux-arts (60 M€), la piscine olympique (23 M€)…
1 400 nouveaux logements par an.
Des opérations plus modestes contribueront aussi à améliorer la vie locale et à fortifier son économie, ainsi, pour la seule commune de Dijon : la requalification du boulevard Bachelard (7,2 M€), la démolition-reconstruction du groupe scolaire Montmuzard (8,55 M€), comme celui de Montchapet (3,4 M€), pour ne citer que les plus grosses interventions. Car la liste est longue des travaux à venir. Et notamment en matière d’habitat nouveau, avec un programme prévisionnel annuel de 1 400 nouveaux logements, qu’ils soient à loyers modérés ou réservés à l’accession à la propriété.
"J’ai fait de la construction de logement une priorité parce qu’aujourd’hui, dans une ville et une agglomération comme la nôtre, chacun doit pouvoir avoir accès à un logement. Je veux en outre un habitat durable qui améliore considérablement la performance énergétique", souligne le sénateur-maire de Dijon, en précisant : "Je plaide pour un second plan de relance gouvernemental au profit du développement des collectivités territoriales, car la suppression prévue en 2010 de la taxe professionnelle nous pénalisera durement si elle n’est pas, soyons francs, remplacée par un autre impôt". Car pour financer cette politique de grands travaux, une solidarité financière doit s’instaurer avec l’État, le conseil régional de Bourgogne et le conseil général de la Côte-d’Or.
Or, les discussions engagées avec la région et le département devraient déboucher sur des co-financements à la hauteur des besoins de la capitale régionale et de son agglomération. Il en va de l’avenir du plus important pôle urbain bourguignon, qui à lui tout seul accueille la moitié de la population de la Côte-d’Or.