Deux leviers d’action : Le stationnement et l’intermodalitéAu-delà de l’évidente question du stationnement, la croissance de l’urbanisation des territoires voisins du Grand Dijon génère une augmentation annuelle du trafic automobile de 1000 voitures supplémentaires entrant ou sortant de l’agglomération, ce qui conduit inéluctablement à la thrombose des entrées de ville. Le Grand Dijon, créateur de parking-relais, est également au cœur de la mise en place de plusieurs actions placées sous le signe de l’intermodalité. Parce qu’il faut bien« garer » sa voiture, le stationnement est l’un des principaux leviers de toute politique de déplacements. À l’époque du « tout-voiture », des parkings souterrains ont été créés en cœur de ville : près de 3000 places sont aujourd’hui disponibles à Dijon. Effet pervers de ces infrastructures : elles constituent des « aspirateurs à voiture », qui contribuent à engorger les ruelles du centre-ville et à saturer les grands axes menant au centre-ville. Pour les parkings existant, la réflexion consiste aujourd’hui à les rendre plus accessibles à ceux qui en ont réellement besoin (les résidents notamment), par des tarifs plus attractifs. A noter que la Ville de Dijon édite d’ailleurs depuis 2005 un « Guide pour stationner » (voir au sommaire de cette rubrique déplacement) qui apporte un certain nombre de réponses et d’astuces en la matière. Pour les pendulaires, une offre alternative va être proposée : des parkings-relais, situés en entrée de ville, desservis par les transports publics, sécurisés et accessibles à un tarif symbolique. Après une première expérience conduite pendant deux ans à Chenôve, qui a permis de mesurer en situation réelle les modalités de fonctionnement, le premier parking-relais de l’agglomération a été aménagé courant 2008 à hauteur de l’échangeur de Mirande, les autres seront aménagés dans le cadre de la réalisation des deux lignes de tramway.
Train + Bus : un seul ticket gagnant ! Le Grand Dijon et ses partenaire sont engagé d’une manière plus globale toute une série de réflexions sur le thème de l’intermodalité, afin de rendre la mobilité entre les territoires plus accessible, plus confortable par les réseaux de transports collectifs. Les abonnés TER se voient en 2006 proposer, lors de l’achat de leur abonnement ferroviaire, un abonnement Divia avec une réduction de 20 % pour l’abonnement mensuel ainsi que pour l’abonnement hebdomadaire. Ces abonnés pourront alors emprunter avec un seul titre de transport le train et le bus.
Par ailleurs, la SNCF, dans le cadre des actions préconiséesau plan de déplacementsurbains a lancé deux études : la première porte sur une reconfiguration de la cour de la gare de Dijon-Ville afin d’y faire pénétrer le réseau Divia et de faciliter les échanges entre les 3 réseaux (SNCF, Divia et Transco). La seconde, initiée par le Conseil régional, porte sur la création de haltes ferroviaires, notamment au Nord de l’agglomération à proximité de la Toison d’Or et de la ZAC Cap Nord.
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