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Mission vélo |
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Mission vélo Dijon entre dans un cycle vertueux
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Le Schéma directeur cyclable du Grand Dijon (voir première page du sommaire de ce dossier) s'est traduit, dès l’automne 2006, par de premières réalisations concrètes. À terme, la « culture vélo » doit s’imposer dans la capitale régionale.
Conçus pour les voitures, puis, dans une moindre mesure, pour les transports en commun, les aménagements de circulation de l’agglomération dijonnaise ont toujours négligé le vélo. Résultat : la pratique du deux-roues relève pour beaucoup du sport à risques et elle ne représente qu’une part minime (moins de 1%) des modes de transport en ville. Pourtant, le vélo mérite mieux qu’un petit rôle dans une agglomération à taille humaine comme Dijon. Il remplace avantageusement la voiture pour les petits trajets, surtout quand le prix des carburants a tendance à grimper, il garantit une qualité de vie améliorée au centre-ville et respecte les canons du «développement durable».
Pédaler en toute sécurité. Encore faut-il que les aménagements routiers soient accueillants pour les adeptes de la petite reine. Largement répandus dans certaines villes comme Strasbourg, Lausanne, Amsterdam, les pistes et les bandes cyclables, les parkings à vélo sécurisés, les services de location de vélos, les « contre-sens » permettant aux cyclistes de sillonner facilement le centre-ville… sont autant d’outils garantissant une pratique plus sûre du vélo. Leur mise en place, entraînant mécaniquement une augmentation du nombre de cyclistes, contribue à «faire exister» le vélo en ville, à lui faire atteindre une «masse critique» qui entraîne une modification du comportement des automobilistes, plus enclins à faire attention aux deux-roues. Le Grand Dijon vient de mettre un terme à deux années d’études en vue de la concrétisation du schéma directeur cyclable adopté en 2004, inscrit dans le plan de déplacements urbains (PDU). Ce programme ambitieux consiste à mettre en place les outils et les infrastructures susceptibles de faire naître, à Dijon, une «culture vélo». Première manifestation de la volonté affichée de changer les pratiques : le 3 juin 2006 (voir notre page au sommaire), 125 volontaires ont participé à une démonstration éloquente, rue Mariotte (devant la cathédrale Saint-Bénigne), en se plaçant au volant de 125 voitures, puis en chevauchant 125 vélos, et enfin en remplissant un bus de 125 places. Trois modes de transport, trois usages différents de l’espace public… Le message est simple : les modes de transport alternatifs à la voiture sont les plus économes d’espace et les plus respectueux de l’environnement.
Une quarantaine de doubles-sens cyclables en cœur de ville. Deuxième temps de la nouvelle politique : la mise en place d’un groupe de travail, présidé par Michel Bachelard (vice-président du Grand Dijon, maire de Quetigny), réunissant des élus mais aussi des techniciens et les associations de cyclistes. Appelée à se réunir six fois par an, cette structure, qui a tenu sa première séance courant juin 2006, a fait état des doléances et des besoins et a ainsi préparé les projets en faveur de la pratique du vélo. Dès l’automne 2006, apparurent les premières réalisations concrètes (lire plus bas) : la création de pistes ou de bandes cyclables dans le quartier de l’Université, la mise à contre-sens de rues du centre-ville et l’implantation d’une signalétique spécifique. À terme, au centre-ville comme dans les quartiers de Dijon et les communes périphériques, l’utilisation du vélo doit être facile et sûre (le taux d’accident est bien inférieur chez les cyclistes que chez les automobilistes). Le modèle a déjà bien fonctionné ailleurs : à Strasbourg par exemple, le vélo représente désormais 25 % de «parts de marché» dans les déplacements au centre-ville. Dijon, ville historique et touristique dont la topographie et le climat ne sont pas incompatibles avec la pratique du deux-roues, pourrait ainsi suivre utilement l’exemple alsacien.
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Les grandes lignes du plan vélo : Extension du réseau cyclable : Entre-autre la liaison entre le centre-ville et le campus universitaire, l’aménagement sur les boulevards Jeanne-d’Arc, Trimolet et Martyrs de la Résistance, de Stalingrad, de la rue de Mayence, du Quai Gauthey et des liaisons vers l'extérieur de l'agglomération, le long du Canal de Bourgogne, vers Ouges... L’aménagement d'une quarantaine de contre-sens au centre-ville réalisé en 2007. La réforme de la « zone 30 », étendue à l’ensemble du centre-ville (compris à l’intérieur des boulevards péricentriques) réalisée également en 2007. La sécurisation des parkings à vélo : Le dispositif de vidéo-surveillance, l'implantation des parkings vélo dans les parkings publics surveillés réalisés courant 2007, 300 arceaux à vélos mis en place dans l'agglomération, notamment devant la gare. Création d’un service de location de vélos « Vélodi » (inauguré le 29 février 2008) et soutien à « Vélo Campus » ainsi que d’autres services : (livraisons à vélo comme « La Petite Reine », qui connaît une forte augmentation, « La bécane à Jules », association d’auto-réparation…).
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GUIDE DES ITINERAIRES MALINS10 parcours à privilégier pour circuler dans le Grand Dijon Téléchargez le Guide (*.pdf = 400 Ko) Télécharger la carte des itinéraires malins
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