Un centre de maintenance exemplaire
Le Centre de maintenance Bus/Tramway est une parfaite illustration de l’action du Grand Dijon, tout d'abord en terme de respect du patrimoine historique SNCF et de la classe ouvrière qui a travaillé en ces lieux. Ensuite, en terme d’identité de la ville, par le fort symbole que représente l'héritage ferroviaire de Dijon, qui doit notamment son développement au XIXe siècle au chemin de fer, pour en faire un véritable carrefour des axes de communication européens Nord-Sud et Est-Ouest. Ce qui se trouve confirmé par l'arrivée, en décembre 2011, de la LGV Rhin-Rhône, qui sera, à n’en pas douter, l’avènement d’une nouvelle ère de développement pour notre agglomération.
Enfin, par une ambition écologique affirmée.
Ce site de mémoire s'inscrit dans l'histoire de la ville, et la volonté du Grand Dijon est de donner une seconde vie à ce patrimoine, tout en perpétuant en quelque sorte sa fonction originelle. Après plus d’un siècle de fonctionnement pour la SNCF afin d’assurer l’entretien et la maintenance des wagons, le bâtiment principal sera conservé et dédié au remisage des tramways.
Ce Centre de maintenance, cœur de l’exploitation du futur réseau des transports urbains dijonnais, sera exemplaire dans le domaine du développement durable. Fait rare en France, il va, sur un même site, regrouper l’exploitation, la maintenance et l’entretien des bus et des tramways.
Conçu par le cabinet Ferrand-Sigal, le dépôt concilie exigences fonctionnelles d’exploitation et prise en compte au meilleur niveau des enjeux environnementaux. Ainsi, dans une logique de cercle vertueux, les gravats issus des démolitions des bâtiments liés à la construction de la plateforme du tramway, sont recyclés pour la réalisation de toutes les plateformes des voiries et bâtiments du Centre de maintenance. La consommation en eau potable sera fortement limitée en recyclant les eaux de lavage des bus et tramway permettant ainsi de récupérer jusqu’à 85% de la ressource.
Le bâtiment qui accueillera les bureaux administratif et notamment le Poste de Commande Centralisée (PCC), véritable cerveau du réseau Divia, sera un bâtiment à « très basse consommation », qui tend même à être passif au vu des efforts engagés par les concepteurs.
Les eaux pluviales seront gérées de manière optimale avec des bassins totalisant 3500 mètres cubes de rétention, des systèmes de traitement seront mis en oeuvre pour assainir ces eaux avant leur rejet dans le milieu naturel. De plus, des toitures végétalisées sur tous les bâtiments neufs, permettront une pré-rétention des eaux pluviales et la limitation des surfaces imperméabilisées.
Un hectare de panneaux photovoltaïques seront répartis sur les toitures des bâtiments et produiront 1GWh d’électricité par an (soit l’équivalent de 500 foyers) et permettra de compenser en totalité les besoins en énergie électrique du centre de maintenance, de produire un surplus d’électricité qui sera réinjecté dans le réseau Erdf, et d’éviter le rejet d’environ 100 tonnes/an de CO2 dans l’atmosphère.
C’est Ineo, filiale du groupe GDF Suez qui installera les 6200 modules, en vertu d’un des volets du contrat de Partenariat Public Privé pour les équipements électriques et l’approvisionnement en énergie du futur tramway signé en juin 2010.
Enfin, énième mesure exemplaire en matière environnementale et quasi- inédite en France : il s’agit du recours à un système de récupération de chaleur sur un réseau d’eaux usées situé sous la rue des Ateliers. Baptisé « Degrés Bleus », ce procédé innovant et développé par la Lyonnaise des Eaux, permet de chauffer 150 équivalents-logements pour 100 mètres de linéaire de canalisation d’eaux usées exploitées.