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mar. 22 mai 2012
 
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  La LGV Rhin-Rhône / Le TGV, c'est bon pour les affaires... et pour l'empoi !
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 > Le TGV, c'est bon pour les affaires... et pour l'empoi ! <

Le TGV est un formidable générateur de développement économique

(Septembre 2011)

Si Dijon a, dans l’histoire, souvent négligé les territoires qui se trouvent à l’Est, préférant se tourner vers Paris et Lyon, le TGV Rhin-Rhône lui offre l’opportunité de renforcer ses liens avec les villes du Grand Est de la France, en particulier avec sa voisine bisontine. D’ores et déjà, anticipant l’arrivée du TGV, les universités des deux villes ont constitué ensemble un pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) qui permettra d’atteindre une meilleure visibilité internationale (avec 54 000 étudiants et plus de 60 équipes de recherche) et les deux CHU multiplient les projets communs dans le domaine du soin, de la formation et de la recherche. Le réseau métropolitain Rhin-Rhône, constitué par 16 agglomérations situées entre Le Creusot-Montceau et Neufchâtel, œuvre au rapprochement des territoires ; sa première action concrète a consisté à organiser un festival culturel intercités. Sur le plan économique, la Bourgogne et la Franche-Comté ont matière à travailler ensemble, par exemple dans le domaine agroalimentaire : le pôle de compétitivité goût-nutrition-santé de Dijon a déjà attiré de nombreuses entreprises franc-comtoises. Dans le domaine industriel, les compétences bisontines en matière de microtechnique sont complémentaires de celles développées en Bourgogne. Et si la Franche-Comté est une région marquée par la présence de constructeurs automobiles, la Bourgogne, elle, abrite de nombreux équipementiers : les responsables du pôle automobile Dijon-Bourgogne ont déjà mesuré tout l’intérêt du TGV pour leurs affaires !
Le TGV sera enfin une opportunité nouvelle d’attirer des touristes venus de Suisse ou d’Allemagne. Bourgogne Tourisme a entrepris un audit afin d’identifier les pistes à explorer pour « vendre » la Bourgogne dans ces régions désormais toute proches. L’office de tourisme de Dijon a, ces derniers mois, entrepris des opérations de communication en Allemagne, en anticipant la mise en service du TGV Rhin-Rhône.

Un mode de transport durable

Le TGV est, par excellence, un mode de transport intercités parfaitement respectueux des canons du développement durable. Sur le plan environnemental tout d’abord, sa rapidité et son confort le rendent nettement plus attractif que la voiture. Sur l’axe Dijon-Paris, il se taille depuis 1981 de larges parts de marché. Surtout, le chantier proprement dit a été exemplaire : la ligne Rhin-Rhône est la première ligne TGV à avoir intégré une démarche environnementale dès les études préliminaires avec, à la clé, une attention toute particulière à l’impact acoustique, des aménagements paysagers, la création de passages pour les animaux sauvages… Vingt-cinq personnes ont travaillé à temps complet sur la dimension écologique du projet.
Mais le développement durable se traduit également par la dimension sociale du projet mise en œuvre par RFF : 6000 personnes sont intervenues sur le chantier, dont près de 1000 ont bénéficié de la clause d’insertion sociale dans les marchés publics. Au total, un tiers des emplois et des 12,5 millions d’heures qui ont été nécessaires à la construction de la ligne sont revenus à du personnel local. Le TGV a donc eu un impact largement positif localement sur l’économie et l’emploi, y compris dans l’est de la Côte-d’Or, par ailleurs touché durement par la crise.