Après la DUP, les travaux préparatoires peuvent commencer...Elle est arrivée, avec son sigle un peu barbare, comme le cadeau de Noël de tous ceux – élus, techniciens, citoyens… –, et ils sont nombreux, qui sont porteurs d’une nouvelle dynamique pour l’agglomération dijonnaise par les transports en commun.
Elle, c’est la
« Déclaration d’Utilité Publique » (DUP) du projet de réalisation de deux lignes de tramway dans l’agglomération dijonnaise, qui a été signée par le Préfet de la Région Bourgogne, Préfet de la Côte-d’Or, le jeudi 17 décembre 2009, quelques minutes avant le vote à l’unanimité du budget primitif 2010 du Grand Dijon, qui consacrera bien 94 millions d’euros cette année aux premiers travaux du tramway.
Jean-Jaurès et Trimolet concernés
Ces premiers travaux du tram vont démarrer mi-janvier 2010 par ce que l’on appelle la phase préparatoire, qui consiste, d’une part, à préparer le terrain en libérant les zones concernées par l’aménagement du tram et à créer des voies routières provisoires pour les besoins du chantier. D’autre part, il s’agit de déplacer (et au passage de rénover) les réseaux enterrés (électricité, gaz, eau, téléphone) afin de pouvoir gérer facilement leur entretien ou des réparations lorsque le tramway sera en service. Ce sont des travaux lourds qui s’engagent, dès le 18 janvier, pour la rue des Ateliers (celle qui permettra aux rames de tram de rejoindre le futur et nouveau dépôt tram et bus du Grand Dijon), l’avenue Jean-Jaurès ainsi que les boulevards Trimolet et Jeanne-d’Arc. À la fin du premier semestre 2010, c’est l’ensemble des axes du parcours du futur tramway qui seront concernés par ces travaux préparatoires.
Minimiser les gênes engendrées
Les travaux de modernisation des réseaux enterrés effectués l’été 2009 sous contrôle de la ville de Dijon ont permis de tester avec efficacité plusieurs dispositifs d’organisation de chantier, avec la volonté de minimiser autant que possible les gênes engendrées : mise en place d’itinéraires de substitution à l’échelle de l’agglomération pour limiter les encombrements dans les zones de travaux, jalonnement des parkings du centre-ville, gestion du chantier tenant compte de la desserte locale, des livraisons et des accès aux commerces et aux habitations riveraines, maintien des accès aux services d’urgence, adaptation du réseau Divia à l’évolution des travaux…
Tous ces grands principes d’organisation de chantier, appuyés par un vaste dispositif de communication et d’accompagnement (déploiement dès janvier d’une équipe de médiateurs de terrain et de médiateurs commerces dédiés, réunions publiques, lettres d’information par secteur en fonction de l’avancée des travaux, ouverture en février de la Maison du tram et du site www.letram-dijon.fr, etc.), vont bien évidemment être réactivés et renforcés, notamment à l’approche des zones les plus impactées.